VINGT HUITIEME DIMANCHE ORDINAIRE ANNEE A

Publié le par SVD TOG

VINGT HUITIEME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE ANNEE A

TEXTES: Is 25, 6-10a / Ps 22 (23), 1-6 / Ph 4, 12-14. 19-20 / Mt 22, 1-14

PREDICATEUR: P. Martin KOTCHOFFA, SVD

THEME: Es-tu réellement converti(e)?

 

Bien-aimé(e)s dans le Seigneur, aujourd’hui est le vingt huitième dimanche du temps ordinaire année A. Les textes liturgiques que notre sainte mère, l’Eglise, nous propose nous invitent à une conversion profonde de cœur si nous espérons vivre avec le Seigneur éternellement.

Depuis toujours le Seigneur a désiré ramener à lui son peuple qui s’était égaré. Ce désir est présent dans ce qu’il promet par la bouche d’Isaïe: “Le Seigneur Dieu essuiera les larmes sur tous les visages, et par toute la terre il effacera l’humiliation de son peuple.” (Is 25, 8) L’éloignement du peuple de Dieu l’a fait vivre toutes sortes de misères, de tristesses, d’amertumes, de peines et douleurs, etc. car vivre loin de Dieu est en soi même l’abîme sans limite. 

En voulant faire sortir son peuple de l’abîme Dieu lui envoya ces messagers afin qu’il entre dans sa joie et festoie avec lui. Mais il semble que son peuple, finalement, se plait dans sa misère puisqu’il refuse d’entrer dans la joie de Dieu. Le peuple a surement finalement été convaincu par ceux qui l’engloutissent jour et nuit dans cette misère qu’elle est meilleure par rapport au banquet de Dieu. Le peuple a été convaincu qu’en Dieu il n’y a pas de véritable liberté, oui ils ne pourront plus être maîtres de leur propre destin. Le peuple a été forcé à croire qu’en Dieu il redeviendra esclave et pourtant il veut sa liberté. C’est probablement ce qui explique qu’une grande majorité du peuple ignore complètement l’invitation du Seigneur et refuse de porter le vêtement de noce qui lui est gracieusement proposé: “convertissez-vous et croyez à l’évangile » (Mc 1, 15). Ce vêtement des noces qui n’est nul autre que la conversion tant voulu par Dieu de la part de son peuple, sera purement et simplement rejeté. Bien plus encore, dans le souci de faire disparaître à tout jamais cette invitation dans le cœur du peuple de peur qu’il change d’avis et décide de porter le vêtement des noces, les leaders – qui mènent le peuple à la perdition, décident de mettre à mort les messagers de Dieu. Quelle perte pour eux ! 

Alors le Seigneur qui désire toujours voir le genre humain vivre pleinement avec Lui, se décide d’ouvrir grandement ses portes à tous ceux-là qui le cherchaient sans le connaître : ceux qui étaient considérés comme des idolâtres, des hors la loi, des impurs, des publicains, des païens, plus encore des pécheurs. Ces invités de la dernière minute qui ont reçu le message, l’ont accepté et ainsi pouvaient légitimement prendre part au banquet offert par le Seigneur. N’est-ce pas pourquoi saint Jean nous dit : « Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont point reçu. Mais à tous ceux qui l'ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu. » (Jn 1, 11-13)

C’est donc une grâce que le Seigneur nous fait car on ne l’a pas mérité mais il a fait déborder sa générosité envers nous. Toutefois, même si c’est à la dernière minute que nous avons été associés à cette vie divine remplie de joie, on a le devoir de nous présenter au Seigneur bien habillé c’est à dire ouvert à sa parole en rejetant tout ce qui est contraire à sa parole. L’homme que le roi surprend mal habillé et le jette dehors, nous montre que ce dernier ne sait pas préparer pour venir au banquet. Il n’a pas voulu revêtir l’habit de la conversion. Il n’a pas fait preuve de repentance comme les autres l’ont fait. Et par-dessus tout il n’est pas reconnaissant car il pense avoir mérité une telle invitation.

Bien-aimé(e)s, nous sommes comme cet “homme qui ne portait pas de vêtement de noce” (Mt 22, 11). Il est vrai que Dieu nous a appelés à lui quand nous étions encore pécheurs (Rm 5, 8) et il a voulu faire de nous, qui étions loin, un peuple qui lui est cher. Mais il attend de nous une réelle conversion, l’abandon de nos pratiques et attitudes malsaines dans lesquelles on baignait. Cette conversion profonde est le vêtement requis pour prendre part de façon authentique à la vie avec Dieu. Hélas, oui hélas, bien que nous prétendons avoir accepté le Christ et avons reçu tous les sacrements, on ne s’est toujours pas encore détaché du “vieil homme” en nous. Probablement parce qu’on s’y plait! On vient au Christ en gardant toujours nos gris-gris, amulettes, fétiches, bagues et ceintures de sécurité. On veut manger à deux tables à la fois. C’est pourquoi on peut très aisément après la messe aller faire des sacrifices aux dieux de nos familles et villages. Mieux encore, on peut aisément être matinal afin d’aller déposer des calebasses et canaris aux carrefours de nos villes – acte d’ailleurs qui salit les artères de nos villes – mais on est incapable de venir à la messe matinale. 

Sommes-nous réellement convertis et acquis à la cause du Christ ? Nos témoignages reflètent –ils une telle conversion ?

Bien-aimé(e)s, le Christ nous met donc en garde, si nous persistons dans une telle attitude de double vie, car il dira à ses anges, à notre sujet : “jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents” (Mt 22, 13)

Bien-aimé(e), le Seigneur te tend toujours la main. Il veut réellement que tu mènes une vie digne de lui. Son désir, même s’il ne t’y force pas, c’est de te savoir conséquent avec la foi en lui que tu as librement et spontanément professé. Repens-toi donc, reviens au Seigneur de tout ton cœur. Prend courage et porte le vêtement des noces et tu vivras éternellement avec Lui.

Bien-aimé(e) dans le Seigneur, si aujourd’hui tu entends la voix du Seigneur qui t’invite à la conversion n’endurcis pas ton cœur. Amen

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