Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Méditation sur l’Evangile - Pâques

Publié le par SVD TOG

Méditation sur l’Evangile - Pâques

Pâques

Jn 20,1-9

Quelle course de vitesse le jour de Pâques ! « Jésus est vivant. Alléluia ». Jean, le disciple que Jésus aimait, court plus vite que Pierre auquel il a confessé l’autorité dans l’Eglise.

Poussé par amour, Jean « le disciple que Jésus aimait » arrive le premier au tombeau. Mais il laisse la priorité de témoignage à l’autorité, à Pierre. Ce dernier s’étonna d’abord. Il y a en effet de quoi s’étonner : « Comment se fait-il que le suaire soit roulé à part à sa place » ? Des voleurs du cadavre n’avaient pas agi ainsi. Cependant, il faut des yeux d’amour pour croire que Jésus est vivant. Une personnalité assez réputée de la scène artistique a dit : « J’aimerais tellement croire, mais je ne peux pas. Or, le désir de croire est déjà le commencement de la foi ». « Jean vit et il crut ». Cela veut dire « Il aimait et il croit. Jésus est vivant. Alléluia. Jésus est vivant ! »

Partager cet article

Repost 0

Méditation sur l’Evangile - Nuit Pascale

Publié le par SVD TOG

Méditation sur l’Evangile - Nuit Pascale

Nuit Pascale

Lc 24,1-12

A Pâques, nous célébrons le fait que Jésus de Nazareth qui a été crucifié le 07 avril de l’an 30 sur la colline de Golgotha près de Jérusalem, est ressuscité d’entre les morts. Mais est-ce tout ce que nous célébrons ? L’apôtre Paul appelle le Christ le « dernier Adam » par opposition au « premier Adam » (cf 1Co 15,65). A Pâques, nous ne célébrons pas seulement la vérité joyeuse que le Christ est ressuscité : « Vous cherchez Jésus, le crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité » (Mt 28,5s). Car qu’est-ce que cela nous importe ? Mais nous célébrons aussi qu’en Jésus le dernier Adam est ressuscité. « Adam » veut dire « homme ». Jésus est le dernier homme c’est-à-dire l’homme du dernier temps, temps eschatologique. Quand les astronautes Amstrong et Aldrin sont allés à la lune, nous ne disons pas « Les Américains ont mis pied sur la lune ». Pareillement, l’apôtre Paul dit qu’en Jésus, « l’homme » est ressuscité d’entre les morts. Pour cela, Paul appelle le ressuscité ainsi « premier-né de ceux qui se sont endormis » (1Co15,20). L’homme du monde à venir, l’homme de l’avenir eschatologique sur lequel la mort n’a plus aucun pouvoir, est déjà apparu en Jésus, le « dernier homme », le « premier-né de ceux qui se sont endormis » (1Co 15,20). Pour cela, Pâques est la véritable fête des hommes, notre fête à nous tous.

Partager cet article

Repost 0

Chemin de Croix du Vendredi Saint à Lomé

Publié le par SVD TOG

Chemin de Croix du Vendredi Saint à LoméChemin de Croix du Vendredi Saint à LoméChemin de Croix du Vendredi Saint à Lomé
Chemin de Croix du Vendredi Saint à LoméChemin de Croix du Vendredi Saint à LoméChemin de Croix du Vendredi Saint à Lomé
Chemin de Croix du Vendredi Saint à LoméChemin de Croix du Vendredi Saint à LoméChemin de Croix du Vendredi Saint à Lomé
Chemin de Croix du Vendredi Saint à LoméChemin de Croix du Vendredi Saint à LoméChemin de Croix du Vendredi Saint à Lomé
Chemin de Croix du Vendredi Saint à Lomé
Chemin de Croix du Vendredi Saint à LoméChemin de Croix du Vendredi Saint à LoméChemin de Croix du Vendredi Saint à Lomé
Chemin de Croix du Vendredi Saint à LoméChemin de Croix du Vendredi Saint à LoméChemin de Croix du Vendredi Saint à Lomé

Partager cet article

Repost 0

Messe Chrismale dans la paroisse d'Agbalépédogan

Publié le par SVD TOG

Messe Chrismale dans la paroisse d'AgbalépédoganMesse Chrismale dans la paroisse d'AgbalépédoganMesse Chrismale dans la paroisse d'Agbalépédogan
Messe Chrismale dans la paroisse d'AgbalépédoganMesse Chrismale dans la paroisse d'AgbalépédoganMesse Chrismale dans la paroisse d'Agbalépédogan
Messe Chrismale dans la paroisse d'AgbalépédoganMesse Chrismale dans la paroisse d'AgbalépédoganMesse Chrismale dans la paroisse d'Agbalépédogan
Messe Chrismale dans la paroisse d'AgbalépédoganMesse Chrismale dans la paroisse d'AgbalépédoganMesse Chrismale dans la paroisse d'Agbalépédogan
Messe Chrismale dans la paroisse d'AgbalépédoganMesse Chrismale dans la paroisse d'AgbalépédoganMesse Chrismale dans la paroisse d'Agbalépédogan
Messe Chrismale dans la paroisse d'AgbalépédoganMesse Chrismale dans la paroisse d'AgbalépédoganMesse Chrismale dans la paroisse d'Agbalépédogan
Messe Chrismale dans la paroisse d'AgbalépédoganMesse Chrismale dans la paroisse d'AgbalépédoganMesse Chrismale dans la paroisse d'Agbalépédogan
Messe Chrismale dans la paroisse d'AgbalépédoganMesse Chrismale dans la paroisse d'AgbalépédoganMesse Chrismale dans la paroisse d'Agbalépédogan
Messe Chrismale dans la paroisse d'AgbalépédoganMesse Chrismale dans la paroisse d'AgbalépédoganMesse Chrismale dans la paroisse d'Agbalépédogan
Messe Chrismale dans la paroisse d'AgbalépédoganMesse Chrismale dans la paroisse d'AgbalépédoganMesse Chrismale dans la paroisse d'Agbalépédogan

Partager cet article

Repost 0

Méditation sur l’Evangile - Vendredi Saint

Publié le par SVD TOG

Méditation sur l’Evangile  - Vendredi Saint

Vendredi Saint

Jn 18,1-19,42

Sur la croix, Jésus n’est pas seulement le représentant du peuple d’Israël (Le serviteur de Yahvé selon Isaïe), mais d’humanité toute entière. Il résume en lui toutes les souffrances des hommes qu’on puisse imaginer. L’Evangéliste St. Matthieu le laisse crier sur la croix : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Mt 27,46). C’est horrible, si l’on y pense : Celui pour qui Dieu était « Père » de façon tout-à-fait spéciale, fait l’expérience d’être abandonné par Dieu. Ainsi il résume en lui ce que des philosophes et écrivains ont pressenti, en parlant de la « mort de Dieu » (Nietzche), du néant, nihilisme et l’absurdité ( Sartre et Camus), de la nuit du monde, etc. C’est comme si à l’horizon de l’horizon, des ténèbres de Dieu - avaient pointé. Car en effet, aujourd’hui, pour beaucoup de monde, Dieu est mort, et l’absurdité nous envahit comme du brouillard. Le crie de Jésus en croix nous transperce jusqu’aux moelles. Les Juifs qui sont passés par l’holocauste ont poussé ce cri – Dieu se tait aussi face aux atrocités de l’Etat Islamique et de Boko-Haram. En Jésus en croix, toutes les victimes crient : « Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ». Jésus résume leurs souffrances dans la sienne. Toutes ses victimes peuvent se reconnaître dans le crucifié. Le sens dans toute cette absurdité ne peut être que le « pour » les autres. Ce « pour » ne nous laisse pas désespérer. « Or, ce sont nos souffrances qu’il portait et nos douleurs dont il était chargé… le châtiment qui nous rend la paix est sur lui » (1ère lecture : Is 53,4.5b). Devant ce message, il n’y a pas un « Ou – mais » ; il ne peut y avoir qu’un « Oui, je le crois »

Partager cet article

Repost 0

Méditation sur l’Evangile - Jeudi Saint

Publié le par SVD TOG

Méditation sur l’Evangile - Jeudi Saint

Jeudi Saint

Jn 13,1-15

Un repas signifie et établit une communion de personnes : entre ceux qui invitent et ceux qui sont invités au repas. Cela vaut aussi pour le repas eucharistique. Le Seigneur lui-même étant vivant invite à un repas de communion. Lui, il est « Saint », « le Saint de Dieu » (Mt 1,24). Nous sommes des pécheurs. C’est cela sa volonté de salut. Ce qu’il a effectivement institué à Capharnaüm pendant sa vie terrestre, il l’a institué pour le faire toujours de nouveau. De ce point de vue, la rédemption consiste en ce que le Saint veut être en communion avec nous pécheurs. Dans l’Evangile selon Saint Jean, là où il y a l’institution de l’Eucharistie dans les autres Evangiles, il y a la scène de lavement des pieds : Jésus a été crucifié à cause de sa prétention inédite d’être le Messie et le Fils de Dieu. Et Jésus dit qu’il est mort « pour nous ». Cela est exprimé dans sa parole à Pierre : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi » (v.8). Pierre le comprendra plus tard, après la mort de Jésus sur la croix. Il meurt pour les siens et pour la multitude. C’est son amour jusqu’à la fin, c’est-à-dire jusqu’à la fin de sa vie et jusqu’à l’extrême où cet amour peut aller. « Nul n’a plus grand amour que celui-ci : donner sa vie pour ses amis, vous êtes mes amis… » (Jn 15,13s).

Partager cet article

Repost 0

Homélie du P. Marian Schwark lors du jubilé d'or sacerdotal du P. Dieter Skweres

Publié le par SVD TOG

Homélie du P. Marian Schwark lors du jubilé d'or sacerdotal du P. Dieter Skweres
Homélie du P. Marian Schwark lors du jubilé d'or sacerdotal du P. Dieter SkweresHomélie du P. Marian Schwark lors du jubilé d'or sacerdotal du P. Dieter Skweres
Homélie du P. Marian Schwark lors du jubilé d'or sacerdotal du P. Dieter SkweresHomélie du P. Marian Schwark lors du jubilé d'or sacerdotal du P. Dieter SkweresHomélie du P. Marian Schwark lors du jubilé d'or sacerdotal du P. Dieter Skweres

20 février 2016 – Jubilé d’or du P. Dieter Skweres

A celui qui a pu déjà visiter Jérusalem et ses lieux saints, on lui a montré sur le Mont des Oliviers l’endroit d’où, selon la tradition Jésus est monté au ciel le jour de l’Ascension.

A cet endroit se trouve une petite chapelle avec un trou au plafond. Mais ce qui est encore plus important pour les pèlerins – c’est qu’on leur montre une trace sur le rocher. Avec un peu d’imagination on peut y reconnaître une empreinte d’un pied. Selon la légende il s’agirait du pied de Jésus qui, au moment de monter au ciel, y aurait laissé son empreinte. On pourrait rire en apprenant cette légende mais rien n’empêche d’y prêter notre foi : cette trace du pied de Jésus répond à un profond besoin humain de garder quelque chose de matériel en souvenir de cet événement.

Aujourd’hui, les grands événements de notre vie : naissance, baptême, première communion, confirmation etc… en finissant par l’enterrement sont pris en photo, filmés afin que nous le gardions en souvenir parce que nous en avons besoin.

On ne doit donc pas rire en regardant cette trace du pied de Jésus sur le Mont des Oliviers.

Il ne faut surtout pas penser que je me suis trompé de sermon. Je sais qu’aujourd’hui, ce n’est pas l’Ascension. Nous fêtons aujourd’hui le jubilé d’or de l’ordination du Père Dieter Skweres et je suis convaincu que cette histoire avec la trace du pied de Jésus sur le Mont des Oliviers a quelque chose d’important à nous dire, à l’occasion de ce grand jubilé.

Laisser des traces

Si quelqu’un comme toi, cher Dieter, a cette grâce de pouvoir célébrer un tel jubilé – celui-ci devient pour nous une occasion de jeter un coup d’œil sur le chemin que tu as parcouru.

Pendant ces 50 ans où avais-tu laissé des traces avec ta vie, avec ton service comme prêtre ? Qu’est-ce qu’il en reste de ces traces, de tout ton effort de ces 50 ans ? En jetant un coup d’œil sur le passé, cette trace, ce chemin parcouru qui ont marqué ta vie de prêtre, deviendront bien visible :

  • Depuis ton arrivée au Togo en 1977, après avoir soutenu un doctorat en théologie biblique, tu t’es lancé dans l’Apostolat biblique : retraites, recollections, conférences mais surtout la publication « Ecoutez et annoncez », brochure qui t’a fait célèbre dans l’Afrique Occidentale.
  • CEBILO, Institut Saint Paul
  • Professeur au Grand Séminaire
  • Père spirituel et Supérieur des Petits Frères de l’Evangile
  • Supérieur de district mais bientôt Supérieur Régional, tu as beaucoup contribué que nous devenions Province
  • En bon missionnaire « tu as péché aussi par construction » : tout le complexe de l’ancienne école professionnelle et du Brother’s Home qui devient résidence de l’Archevêque et l’Archevêché,
  • la Maison Provinciale SVD et le Postulat, le Philosophât d’Alédjo
  • Kovié comme centre de formation spirituelle en construction
  • Sœurs SSpSAP sont venues au Togo grâce à ta médiation – comme cela nous avons ici toute la famille arnoldienne.

Ce sont les traces très visibles. Qu’en reste-t-il ? Quels sont de vraies traces qui restent ?

C’est tellement humain que nous recherchons des traces bien visibles, bien matérielles auxquelles nous pouvons nous accrocher, nous voulons vraiment laisser quelque chose derrière nous.

Mais le problème dans notre vie de prêtre, et c’est le problème de ce jubilé d’or – c’est que nous laissons beaucoup de traces qui ne sont pas visibles.

Il s’agit des expériences, des rencontres qui laissent des traces dans le cœur des hommes qu’on ne voit pas facilement, à quoi on ne peut pas s’accrocher.

Et pourtant, je crois que la tâche d’un prêtre c’est de laisser des traces. Il ne s’agit pas de laisser la trace de soi-même. On ne doit pas se faire construire un monument. Mais plutôt de continuer les traces de Jésus – on ne doit pas interrompre la chaîne de traces qui commence avec cette empreinte du pied de Jésus le jour de son Ascension sur le Mont des Oliviers.

Cette empreinte devient une invitation de Jésus adressée à chacun de nous qui sommes chrétiens, de continuer, de prolonger dans ce monde la trace, le chemin auquel le Christ a donné une direction avec sa vie.

Nous devons littéralement mettre nos pieds dans le pas de Jésus et nous devons poursuivre le chemin de Jésus en marchant sur ses pas. Cela concerne tous les chrétiens – c’est ce qu’on appelle Ministère Sacerdotal de tous les baptisés. Mais d’une façon particulière cela vaut pour le Ministère des Prêtres.

Pour marcher sur les pas de Jésus, cela veut dire que je dois d’abord découvrir ses pas dans le monde. Le Prêtre doit savoir reconnaître et lire les pas de Jésus. Il est celui qui cherche toujours la rencontre avec les hommes parce que les pas de Dieu mènent toujours vers les hommes. Et le prêtre accompagne l’homme depuis sa naissance jusqu’à sa mort.

Et même si tu n’étais pas engagé dans la pastorale ordinaire, ta pastorale était spécifique, peut-être plus exigeante :

  • Animation biblique
  • Formation de futurs prêtres au séminaire
  • Formation de laïcs dans la pédagogie religieuse à l’Institut Saint Paul

Un prêtre qui cherche et interprète les traces de la présence de Dieu dans le monde n’est pas un combattant solitaire et tu y attachais une grande importance. Tu as toujours eu autour de ta personne un groupe de collaborateurs salariés ou bénévoles. Et tu as su bien collaborer avec eux et, malgré la différence de caractères, tu as su assurer toujours une harmonie dans ce travail commun.

Prêtre comme celui qui sait reconnaître les pas de Jésus dans le monde – ce n’est pas tout. Il ne s’agit pas de découvrir les pas de Jésus dans le monde et les montrer aux autres, mais il faut que nous-mêmes, nous les prêtres, que nous nous mettions à sa suite.

Il faut que nous menions notre vie de telle façon que ce soit visible que cette vie suit les pas de Dieu.

Dans la vie d’un prêtre il y a des hauts et des bas.

C’est une expérience vraiment exaltante que vivre cette présence guérissant de Dieu dans la vie d’un homme.

Mais il y a aussi des expériences où on a beaucoup de difficultés à découvrir cette présence de Dieu. Il est difficile d’accepter et de croire quand à l’occasion d’un jubilé le prêtre dit : « qu’il n’a jamais regretté sa décision de devenir prêtre… » - cela sonne bien mais cela paraît irréel.

Dans la vie de chaque homme, il y a des hauts et des bas, il y a des crises et des moments de doute et de découragement. Cela arrive aussi dans la vie d’un prêtre.

L’important c’est : après avoir surmonté ces moments de crise, de doute et de découragement de trouver en nous cette force qui nous permet un nouveau départ, que dans de telles situations nous nous mettions à nouveau à la recherche des pas de Dieu, de sa présence dans la vie des hommes. Il faut avoir confiance en Dieu qui nous donne toujours cette force pour un nouveau départ.

En effet, celui qui s’arrête, qui n’est pas prêt pour un nouveau départ, celui-là perdra la trace de Dieu et cessera de marcher à sa suite.

Cher Dieter, tu as eu toujours dans ta vie de prêtre, le courage de repartir à nouveau. Mais en même temps, tu as aidé beaucoup d’hommes aux moments difficiles de leur vie à trouver à nouveau le chemin vers Dieu. Ils t’en remercient aujourd’hui à l’occasion de ton jubilé d’or !

Ton jubilé nous encourage à nous mettre à nouveau à la suite de Jésus. Il importe peu qu’à travers notre vie, notre service de prêtre que nous laissions derrière nous beaucoup de traces mais plutôt que nous devenions nous-mêmes une trace pour les autres dans ce monde !

P. Marian Schwark, SVD

Partager cet article

Repost 0

Méditation sur l’Evangile - Dimanche des Rameaux

Publié le par SVD TOG

Méditation sur l’Evangile - Dimanche des Rameaux

Dimanche des Rameaux et de la Passion

Lc 22,14-23,56

Hosanna (en Hébreu « Hoshiannah = oh, aide donc ! »). Cette déprécation à l’origine est devenue un signe de jubilation pour saluer le Messie qui doit venir (cf Ps. 118,25). Les disciples saluent Jésus ainsi à son entrée à Jérusalem. Jésus accepte, cette mise en scène mais évite tout malentendu de triomphalisme, en interprétant la salutation par Za 9,9 : « Voici ton roi qui vient à toi : il est juste et victorieux, pauvre et monté sur un âne, un ânon, le petit d’une ânesse. » Il est le roi messianique c’est vrai, mais il est humble et pacifique. Cependant, le grand conseil condamne Jésus à la mort comme hérétique. La prétention d’être le Messie et le Fils de Dieu est un blasphème aux yeux des autorités juives. Par Pilate, le représentant de Rome, qui seul avait le droit de faire exécuter un criminel qui se révolte contre César en prétendant d’être roi, Jésus est condamné de haute trahison politique. Le titulus crucis le constate : « Jésus de Nazareth, le roi des Juifs ». Bien-sûr Jésus est le roi des chrétiens, mais il reste aussi le roi des Juifs. D’après l’Evangéliste Matthieu, la conséquence du rejet de leur roi coûtera cher au peuple Juif : « Voici que votre temple vous est laissé : il est désert. » (Mt 23,38). Mais ce que l’apôtre Paul expliquera en Rm 11 Jésus l’annoncera en Mt 23,39 : « En effet, je vous le déclare : vous ne me verrez plus désormais jusqu’à ce que vous disiez : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur!». Ce que les disciples de Jésus ont confessé à son entrée à Jérusalem, les Juifs le feront également à son retour à la fin des temps. Les Juifs attendent l’arrivée du Messie et ils seront surpris de voir qu’il sera Jésus de Nazareth.

Partager cet article

Repost 0

Méditation sur l’Evangile - 5e Dimanche de Carême (Année C)

Publié le par SVD TOG

Méditation sur l’Evangile - 5e Dimanche de Carême (Année C)

5e Dimanche de Carême

Jn 8,1-11

L’année de la miséricorde annoncée par le pape François, bat son plein. L’Evangile de ce dimanche s’insère bien dans le cadre de l’année. Il confirme l’Evangile de 4e Dimanche de Carême.

Les Evangiles les plus émouvants qui exaltent la miséricorde de Dieu sont la parabole du fils prodigue que nous avons écouté la semaine passée et la péricope de la femme adultère de ce 5e dimanche de Carême. Dans cet Evangile, Jésus ne condamne personne. Les personnes se condamnent eux-mêmes. « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. » Il ne s’agit pas de la grâce à bon marché. Car Jésus dit aussi : « désormais ne pèche plus ! » Jésus prend aux sérieux les personnes humains et il prend leur misère à son cœur. C’est cela la miséricorde.

Partager cet article

Repost 0

Méditation sur l’Evangile - 4e Dimanche de Carême (Année C)

Publié le par SVD TOG

  Méditation sur l’Evangile - 4e Dimanche de Carême (Année C)

4e Dimanche de Carême

Lc 15,1-3.11-32

La parabole du bon Samaritain montre le mieux ce que doit être la miséricorde de l’homme pour l’homme. La parabole du fils prodigue montre l’incroyable miséricorde de Dieu par rapport à l’homme pécheur. D’habitude, dans nos méditations et homélies, nous nous penchons sur l’attitude du fils prodigue. Or, le texte veut plutôt mettre en exergue le comportement incroyable du Père.

L’identification du lecteur (ou auditeur) avec le fils aîné de la parabole voudra également la peine. Quelle tendresse, quand le Père lui dit : « Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi et tout ce qui est à moi est à toi ».

Les deux fils ont de la place dans la maison de leur père. Le fils aîné doit comprendre qu’il « fallait festoyer, puisque ton frère que voilà était mort et est revenu à la vie ». Quelque part ailleurs, Dieu dit : « Es-tu jaloux, parce que je suis bon ? » (Mt 20,15)

Partager cet article

Repost 0

1 2 > >>