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SEPTIEME DIMANCHE DE PAQUES – ANNEE A

Publié le par SVD TOG

SEPTIEME DIMANCHE DU TEMPS DE PAQUES – ANNEE A

TEXTES : Ac 1, 12-14 / Ps 26(27), 1. 4. 7-8 / 1 P 4, 13-16 / Jn 17, 1b-11a

PREDICATEUR : P. Martin Kotchoffa, svd

THEME : Priez sans cesse

Bien-aimé(e)s dans le Seigneur, aujourd’hui est le septième Dimanche du temps de Pâques. Et les textes liturgiques proposés à notre méditation nous invitent à une relation plus intime avec le Seigneur dans la prière constante et continue.

La prière est en fait un dialogue entre Dieu et nous. C’est une relation de père à enfant. Cette relation dynamique prend en compte, sans exception, tous les aspects de notre vie. Et, plus elle est continue et constante, plus elle est riche et épanouissante. C’est l’expérience de Jésus aujourd’hui dans l’Evangile. Il parle à son père avec un cœur ouvert. Ceci est possible parce que durant toute sa vie terrestre on le voyait chaque fois se retirer à l’écart pour s’entretenir avec son Père. Ainsi il connait bien le Père et vice versa.

Alors Jésus qui retourne vers son Père a soucis de ses disciples. Ils parlent d’eux à son Père afin qu’il les garde loin du mal. « Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. » (Jn 17, 9). La relation de Jésus avec le Père est une relation dynamique et non pas crispée ou figée. Et dans sa prière sacerdotale, Jésus évoque tous les sujets de ses préoccupations. Ainsi il nous laisse un exemple à suivre. Notre relation avec lui doit être dynamique. Hélas, bien souvent on se fige à des formules seulement comme le « Notre Père », le « je vous salue Marie », etc. pour dire qu’on prie. Il est évident que je ne dis pas que ce n’est pas important mais ce sont des prières et non la prière à laquelle Jésus nous invite. On dit plutôt des prières, oubliant de prier réellement. Il est vrai que ces prières nous aident énormément dans cette relation avec le Seigneur mais elles ne peuvent et ne doivent pas remplacer le dialogue intime, qui provient du cœur, qu’on doit avoir avec Dieu.

La prière à laquelle Jésus nous invite en quittant ce monde est un peu comme la relation entre deux amoureux. Ils ne cessent pas de se voir, d’échanger, etc. tous les jours et ils ne s’ennuient jamais parce que les sujets sont variés et touchent à leur vécu quotidien, à leurs difficultés, peines, joies et douleurs. Cette relation ne se limite pas seulement à des formules préétablies mais provient du cœur. Voilà pourquoi le désir d’être et de vivre avec l’autre est toujours renoué. Mais regardez une relation dans laquelle chaque jour on ne fait répéter « bonjour, comment vas-tu ? », « Tu as bien dormi ? », « bonne journée », etc… sans une profonde intimité. Cette relation ne peut pas perdurer dans le temps car on finit par s’ennuyer. Il est donc pareil avec le Seigneur. Notre relation, tant qu’elle ne provient pas du cœur ne peut pas grandir. C’est pourquoi souvent on a beaucoup de chrétien(ne)s qui perdent le sens de la prière ou bien qui ne prient plus. Pourtant c’est en persévérant dans la prière, dans cette relation profonde avec le Seigneur qu’on apprend à le connaître, à l’aimer et le servir. N’est-ce pas là les germes de la vie éternelle ? Jésus dit en effet « la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ » (Jn 17, 3). Donc dans la prière on apprend à se connaître.

Dieu, qui nous connaît déjà, nous redécouvre et nous aussi apprenons à le connaître.

Les disciples du Christ qui connaissaient Jésus, n’ont pas voulu perdre cette belle relation qu’ils ont avec Lui. C’est pourquoi ils ont continué par s’entretenir avec lui chaque jour dans la prière. Et ce faisant, ils affermissaient leurs propres liens les uns avec les autres. En effet, la prière ne nous rapproche pas seulement de Dieu notre Père mais elle nous rapproche aussi de nos frères et sœurs, et nous ouvre à eux. On devient capable d’apprendre à connaître l’autre pour mieux vivre ensemble. C’est l’expérience des disciples qui « tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière » (Ac 1, 14). En étant fidèle à la prière venant du cœur, on devient Un, non seulement avec Dieu mais aussi avec nos frères et sœurs. Et quand cette unité est atteinte alors la joie prévaut dans la relation. Ainsi, malgré les vents et marées, on reste attaché solidement à Dieu car on a une confiance inébranlable en Lui. Ainsi donc, « dans la mesure où vous communiez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin d’être dans la joie et l’allégresse quand sa gloire se révélera » (1 P 4, 13), nous dit saint Pierre. Cette belle et profonde relation verticale et horizontale, c’est-à-dire relation avec Dieu et avec nos frères et sœurs, est le résumé de la loi : l’amour de Dieu et l’amour du prochain. Il est donc clair qu’une prière incessante et bien vécue nous aide à vivre pleinement les commandements du Seigneur avec allégresse.

Bien-aimé(e) dans le Seigneur, as-tu une relation personnelle avec le Seigneur ? Brûles-tu d’un désir grand d’être avec lui et de le servir ? As-tu soif de sa présence dans ta vie ? Jour et nuit penses-tu à lui ? Si oui, alors parles lui de toi, de ta vie, de ce que tu ressens pour lui, de ce que tu traverses chaque jour. Oui, commence par lui parler de tes activités journalières en lui confiant ceux que tu rencontreras sur ton chemin. Commence par lui faire le point de ta journée en lui rendant grâce pour le bien qu’il t’a aidé à accomplir et demande lui le pardon pour le mal que tu as commis en restant sourd à son appel. En agissant ainsi tu te rapprocheras de Lui et il se laissera découvrir par toi. Et ta joie d’être chrétien(ne) sera plus grande et plus profonde.

Bien-aimé(e) trouves tu des difficultés pour prier ? Penses-tu que c’est une perte de temps ? Penses-tu que tu ne sais pas quoi dire à Dieu dans la prière ? Si c’est oui, alors tu devras redécouvrir ton amour premier pour le Seigneur. Tu devras rechercher ce qui t’a poussé vers le Seigneur et demande lui la grâce de toujours t’en souvenir afin de commencer par aller plus loin de cette relation avec lui.

Penses-tu qu’il est tard pour toi ? Penses-tu que tu ne peux jamais faire marche arrière ? Penses-tu que le goût de la prière ne te reviendra plus jamais ? Sois sans crainte et ose te tourner vers lui. Prends courage et dis-lui « me voici Seigneur, je veux vivre une relation profonde avec toi ».

Bien-aimé(e), si aujourd’hui tu entends la voix du Seigneur qui t’invite à une relation plus profonde avec lui dans la prière n’endurcis pas ton cœur. Amen

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ASCENSION DU SEIGNEUR – ANNEE A

Publié le par SVD TOG

SOLENNITE DE L’ASCENSION DU SEIGNEUR – ANNEE A

TEXTES : Ac 1, 1-11 / Ps 46(47), 2-3. 6-9 / Ep 1, 17-23 / Mt 28, 16-20

PREDICATEUR : P. Martin Kotchoffa, SVD

THEME : Je suis avec vous

Bien-aimé(e)s dans le Seigneur, le Christ termine sa mission terrestre aujourd’hui. Il a pris soin de préparer le cœur de ses disciples aux événements prochains qui interviendront dans leur vie de témoins. Il sait qu’ils auront besoin de soutien afin de tenir dans la mission qui leur est assignée : « faire de toutes les nations des disciples ».

Dans le but de dissiper en eux toute peur, toute angoisse, toute incertitude et doute le Christ leur promet une présence permanente : la sienne. Il leur dit : « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 20)

Pourquoi le Christ parle ici au présent, sachant bien qu’il part vers le Père et qu’ils ne le verront plus physiquement ? Dans cette expression de Jésus on découvre son omniprésence aux côtés de ses disciples qu’il envoie prêcher sa parole. Il sait qu’ils rencontreront des difficultés et qu’ils voudront certainement abandonner le combat. Sa présence leur sera donc d’un important secours. Une présence non pas sommaire mais continuelle et permanente. Une présence vraie et réelle. Car désormais Jésus vivra en chacun d’eux. Ils peuvent donc rester toujours en communion avec Lui. Il n’y a donc pas besoin de rester là crisper sur les gloires du passé, vécu avec le Christ, en s’inquiétant du futur comme si le Christ les abandonnait. N’es ce pas pourquoi les anges pouvaient dire aux disciples : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? » (Ac 1, 11). Ce n’est pas nécessaire car il faut redescendre pour continuer la mission qui vous a été assigné.

Et d’ailleurs sa présence aux côtés de ses disciples sera manifeste par la puissance qui se déploiera à travers eux en son nom. C’est pourquoi il les rassure qu’il a pouvoir sur toute chose, tant au ciel que sur la terre (Mt 28, 18). Ceci sous-entend que rien ne lui est impossible (Lc 1, 37) car il a vaincu le pouvoir du péché et de la mort. Ainsi à eux qui sont ses disciples il donne ce même pouvoir pour affronter les adversités de la mission. Car « l’énergie, la force, la vigueur qu’il a mise en œuvre dans le Christ quand il l’a ressuscité d’entre les morts » (Ep 1,19-20) Dieu le donne maintenant aux disciples du Christ. Ils pourront donc vaincre tous les obstacles qui se pointeraient sur leur chemin.

Bien-aimé(e)s dans le Seigneur, il nous est souvent difficile de croire en cette présence continuelle du Christ lorsque nous semblons rencontrer toutes sortes d’épreuves dans notre marche vers le Royaume et dans notre effort d’évangélisation des peuples. On a tendance à vouloir tout abandonner quand notre zèle missionnaire n’est pas récompensé par beaucoup de conversions dans les milieux que nous visitons. On vient à s’interroger si le Christ est réellement présent dans notre vie. Aujourd’hui, le Christ veut encore nous rassurer de sa présence en tout temps et en tout lieu avec nous. C’est en gardant cette confiance et foi en sa présence que nous pourrons véritablement l’annoncer. Et même dans les échecs apparents il est toujours là avec nous. L’essentiel pour nous est de lui demeurer fidèle dans la proclamation de son évangile.

C’est donc ma prière : « Que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père dans sa gloire, vous donne un esprit de sagesse qui vous le révèle et vous le fasse vraiment connaître. Qu’il ouvre à sa lumière les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle espérance vous ouvre son appel, la gloire sans prix de l’héritage que vous partagez avec les fidèles, et quelle puissance incomparable il déploie pour nous les croyants. » Amen (Ep 1, 17-18).

 

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SIXIÈME DIMANCHE DE PÂQUES -ANNEE A

Publié le par SVD TOG

TEXTES : Ac 8, 5-8. 14-17 / Ps 66, 1-7. 16. 20 /1 P 3, 15-18 / Jn 14, 15-21

PRÉDICATEUR : P. Martin Kotchoffa, svd

THÈME : la promesse

Bien-aimé(e)s dans le Seigneur, aujourd'hui c’est le sixième dimanche de Pâques.

Les textes liturgiques nous invitent à aimer et garder les commandements de Jésus de sorte que l'Esprit de vérité puisse venir et demeurer dans nos cœurs.

Nous sommes toujours dans le discours d'adieu de Jésus, et aujourd'hui, il nous soumet à une contrainte qui est importante pour notre salut : le commandement de l'amour.

Ce commandement semble être le résumé de toute la loi. L'amour de Dieu et l'amour du prochain, c’est ce qui plaît à Dieu. Jésus nous rappelle que « si vous m'aimez, vous garderez mes commandements » (Jn 14, 15). Ceci signifie que sans l’amour nous ne pouvons pas garder fidèlement ses commandements. Notre amour de Dieu (Jésus) nous permettra de nous ouvrir à sa parole. Et quand cela est fait, alors «Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre défenseur qui sera pour toujours avec vous» (Jn 14, 16) dit le Seigneur. Il est donc clair qu’à la promesse du Christ à ses disciples est attachée une condition: « l’obéissance à ses commandements ». Ainsi, si nous nous rebellons contre la parole de Dieu alors le Saint-Esprit ne peut pas demeurer en nous parce qu'il n’y trouvera pas un cœur fertile qui est prêt à approfondir sa relation avec Dieu.

Ainsi, quand nous nous ouvrons à la parole de Dieu et lui restons obéissants, alors nous pouvons être remplis du Saint-Esprit. C'était l'expérience des personnes de Samarie où Philipe a prêché l'Evangile. Puisque « les Apôtres, restés à Jérusalem, apprirent que la Samarie avait accueilli la parole de Dieu. Alors ils y envoyèrent Pierre et Jean. A leur arrivée, ceux-ci prièrent pour ces samaritains afin qu’ils reçoivent l’Esprit Saint » (Ac 8, 15-16). Et effectivement « Pierre et Jean leur imposèrent les mains, et ils reçurent l’Esprit Saint. » (Ac 8, 17).

Ceci nous révèle que tant que nos cœurs ne sont pas prêts à accepter et à pratiquer la parole de Dieu, la promesse du Christ ne se réalisera pas pour nous. La réception du Saint-Esprit est conditionnée par notre fidélité à la parole de Dieu. C'est ainsi, parce que le Saint-Esprit a pour rôle de nous conduire dans la vérité toute entière, de nous rappeler les paroles de Jésus, de mettre sur nos lèvres ce que nous devons dire pour notre défense lorsque nous nous trouvons au tribunal à cause de notre foi en Jésus, etc.

Comment est-ce que tout ceci pourrait-il s’accomplir si nous manquons de la parole de Dieu dans notre vie ? Comment pouvons-nous tirer bénéfice du Saint-Esprit si notre style de vie est opposé à la parole de Dieu ? Comment pouvons-nous recevoir le Saint-Esprit si nous vivons toujours dans l'obscurité ?

Bien-aimé(e)s, votre cœur est-il ouvert à la parole de Dieu ? Dans votre vie quotidienne permettez-vous à la parole de Dieu d'être votre guide ? En dépit de la persécution tenez-vous toujours aux commandements du Seigneur ?

Bien-aimé(e)s « honorez dans vos cœurs la sainteté du Seigneur, le Christ » (1 P 3, 15). Permettez à la parole du Christ devenir votre lumière quotidienne et votre cœur sera rempli du Saint-Esprit. Jésus a promis de ne pas vous laisser «orphelins» (Jn 14, 18) parce qu'il vous aime. Il veut que vous soyez joyeux dans votre vie chrétienne. Il veut que vous résistiez à tout genre de persécutions, d'épreuves, d'insultes, etc. Mais vous ne pouvez pas faire cela de par vous-mêmes à moins que l'Esprit du Seigneur habite en vous.

Êtes-vous prêt à recevoir l'Esprit du Seigneur ? Êtes-vous préparés pour accueillir votre Défenseur ? Obéissez donc à la parole de Dieu ! Qu’elle devienne votre nourriture, pensée et lumière quotidienne. Marchez donc dans les pas du Christ et sa promesse s’accomplira certainement pour vous.

Bien-aimé(e), si aujourd'hui tu entends la voix du Seigneur qui t’invite à garder ses commandements de sorte que tu puisses recevoir le Saint-Esprit, n’endurcie pas ton cœur ! Amen

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CINQUIÈME DIMANCHE DE PÂQUES - ANNÉE A

Publié le par SVD TOG

CINQUIÈME DIMANCHE DE PÂQUES - ANNÉE A

TEXTES : Actes 6, 1-7/ Ps 33, 1- 2. 4-5. 18-19 / 1 P 2, 4-9 / Jn 14, 1-12

PRÉDICATEUR : P. Martin Kotchoffa, SVD

THÈME : Ne soyez pas découragés

Bien-aimé(e)s dans le Seigneur, aujourd'hui, c’est le cinquième dimanche de Pâques et les textes liturgiques nous invitent, en tant que pierres vivantes, à ne pas laisser nos cœurs être troublés par n'importe quoi.

Nous sommes toujours dans le discours d’adieu de Jésus qui se tient dans le contexte du dernier repas. Jésus, dans le chapitre 13 de saint Jean, a déjà dit à ses disciples ce qu'il attendait d’eux en lavant leurs pieds. Il a leur également expliqué ce qui l’arriverait et comment l'un d'entre eux allait le trahir. Et comme si ce n'est pas suffisant, comment allaient-ils l'abandonner. Quelle triste image de leur futur ? Combien douloureux est-il de savoir que la vie après le départ de Jésus ne sera plus la même. Jésus veut donc relever leur moral. Il veut leur faire savoir que malgré tout cela, il serait toujours avec eux et accomplira sa promesse.

Bien-aimé(e)s, Jésus veut enlever de leurs cœurs la crainte selon laquelle, après son départ, tous leurs rêves et espoirs allaient disparître. Que deviendront-ils ? Ils ont tout laissé pour le suivre, ils ont sacrifié beaucoup pour être avec lui. Ils se sont privés de tous les plaisirs de ce monde afin de vivre selon les enseignements du Christ. Ils ont renoncés à tous les comportements immoraux et même se sont détachés des possessions terrestres. Et tout cela à cause du Christ qui maintenant leur dit qu'il souffrirait la mort et ils l'abandonneront. Que deviendront-ils? Pourront-ils survivre tous seuls?

Jésus sait qu’une telle pensée est en train d’envahir leurs cœurs. Il veut les rassurer qu'ils n'ont pas commis d’erreur en le suivant, en mettant leur confiance en lui. Il leur dit : « que votre cœur ne soit pas bouleversé » (Jn 14, 1). Jésus ne veut pas qu'ils permettent au désespoir, au découragement, à la déception, à la malhonnêteté, etc. de pénétrer leurs cœurs, autrement le peu de foi qu'ils ont, pourrait probablement disparaître.

L'attitude de Jésus nous révèle quatre importantes choses:

- Le malheur n'est pas la fin de tout, parce qu'avec lui il y a toujours de l’espoir car « rien n’est impossible à Dieu » (le Lc 1, 37)

- L'honnêteté dans chaque relation est importante. Jésus ne cache rien à ses disciples. Il leur dit les choses pendant qu'il est avec eux afin qu’ils soient en mesure de les affronter lorsqu’elles surviendront.

- La motivation réconforte et encourage. Jésus ne passe pas son temps à accuser ses disciples qui le trahiront. Il les rassure plutôt qu'il ne les abandonnerait jamais malgré tout.

- Tenir nos promesses est un signe de fidélité et de confiance. Jésus se rend compte du fait que les disciples se demandaient s’ils allaient obtenir réellement ce qu’il leur avait promis: « la vie éternelle ». Il les assure que dans la maison de son Père il y a beaucoup de places disponibles. La maison de son Père n’est pas comme les hôtels qui peuvent être pleins et refuser du monde. Ils n’ont donc pas de soucis à se faire.

Bien-aimé(e)s ne sommes-nous pas nous-mêmes comme ces disciples ? Nous nous soucions toujours du lendemain. Quand un malheur frappe à notre porte nous perdons tout espoir et sommes découragés. Nous pensons que tout est terminé pour nous. Nous pensons que notre futur est incertain et ténébreux. Nous croyons que nous ne pouvons plus aller loin. Nous sommes convaincus que notre vie finit avec ce malheur. Mais le Christ nous dit aujourd'hui de ne pas avoir une telle pensée. Nous n'avons pas besoin d’être troublés car nous sommes des pierres vivantes. Et saint Pierre nous encourage en disant que « Vous-mêmes, comme des pierres vivantes, entrez dans la construction de la demeure spirituelle » (1 P 2, 5). Ceci signifie que quel que soit le malheur que nous vivons ou traversons nous ne sommes pas seuls. Nous appartenons à une communauté de foi. Nous pouvons compter sur l'appui des autres membres de cette communauté. La vie chrétienne est vécue au sein d'une communauté. Et la communauté nous soutient et partage nos difficultés quotidiennes. Ce soutien de la demeure spirituelle est évident dans la première lecture où une attention particulière a été accordée aux démunis. Et même certaines personnes ont été choisies pour veiller au bon déroulement d’un tel service (Ac 6, 2-5). Ceci est possible parce que la fondation de cette demeure spirituelle est le Christ lui-même. Ainsi donc « approchez-vous du Seigneur Jésus : il est la pierre vivante rejetée par les hommes mais choisie et précieuse devant Dieu» (1 P 2, 4) afin de ne pas laisser vos cœurs être troublés.

Bien-aimé(e)s, que vivez-vous maintenant dans votre vie ? A quels défis, douleurs, tristesses, etc. êtes-vous confrontés actuellement ? Pensez-vous que votre vie n’a plus de sens? Pensez-vous à y mettre fin ? Maudissez-vous le jour de votre naissance? Pensez-vous que tout est fini pour vous ?

Laissez-moi vous dire « que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi» (Jn 14, 1) comme Jésus a dit, parce qu'il ne vous abandonnera jamais.

Bien-aimé(e) si aujourd'hui tu entends la voix du Seigneur qui t’invite à ne pas être troublé, n’endurcis pas ton cœur.

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Journée mondiale de prière pour les vocations

Publié le par SVD TOG

Dimanche dernier, le 07 mai 2017, dimanche du Bon Pasteur et Journée mondiale de prière pour les vocations, la paroisse Notre Dame de la Rédemption de Klikamé, Lomé, a vu un grand nombre de jeunes religieux et religieuses, postulantes et postulants sans oublier des aspirantes et aspirants à la vie religieuse qui étaient là pour témoigner leur enthousiasme et prier pour les vocations. Il y a eu aussi des présentations de différents Instituts et Communautés religieuses présents à Lomé : Sœurs Servantes du Saint Esprit (SSpS), Société des Missions Africains (SMA), Sœurs de Sainte Catherine et Missionnaires du Verbe Divin (SVD).

Quelques images témoignent de l’ambiance festive qui y régnait.

 

Journée mondiale de prière pour les vocationsJournée mondiale de prière pour les vocationsJournée mondiale de prière pour les vocations
Journée mondiale de prière pour les vocationsJournée mondiale de prière pour les vocationsJournée mondiale de prière pour les vocations
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Publié dans Apostolats

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QUATRIÈME DIMANCHE DE PÂQUES - ANNÉE A

Publié le par SVD TOG

QUATRIÈME DIMANCHE DE PÂQUES - ANNÉE A

TEXTES : Ac 2, 14. 36-41 / Ps 23,1- 6 / 1 P 2, 20-25 / Jn 10, 1- 10

PRÉDICATEUR : P. Martin Kotchoffa, SVD

THÈME : Jésus, le bon Berger

Bien-aimé(e)s dans le Seigneur, aujourd'hui, c’est le quatrième dimanche de Pâques. Et l'Eglise, notre Sainte Mère, nous invite à prier pour plus de vocations dans l'Eglise. Ainsi, les textes liturgiques nous exhortent à voir en Jésus le Bon Berger de nos âmes.

Un berger est la personne qui se soucie de ses brebis. La personne qui est sans cesse et constamment patient et vigilant. La personne qui est prête à faire face à toutes sortes de dangers, afin de protéger ses brebis. C'est en raison d'un tel sacrifice que les brebis restent attachées au berger. Avec lui, elles ne craignent rien parce qu'elles savent qu'il les mènera toujours à des endroits sûrs. Même la nuit, il devient la porte à travers laquelle l’on doit nécessairement passer avant d'atteindre les brebis. Cela signifie que personne ne peut atteindre les brebis et aussi aucune brebis ne peut sortir la nuit sans qu’il ne s’en aperçoive, à moins qu’on saute par la clôture.

Jésus utilise cette image de berger, bien connue de ses auditeurs, pour l’appliquer à lui-même. Puisqu’il a accepté, par amour pour le genre humain de prendre notre condition et de mourir sur la croix pour nous sauver. Quel grand amour pour nous. N'est-ce pas ce qu'un berger fait? Comme Berger, il nous a donné un modèle de conduite. Un modèle d’attitude désintéressée, un modèle de pasteur qui est plein d'humilité et d'amour, un modèle de pasteur qui se sacrifice pour le bien de ceux qui lui sont confiés, un modèle de berger qui sert l’autre sans rien attendre en retour, un modèle de berger qui peut même perdre sa propre vie pour sauver celle de ceux qui sont à ses soins.

Cette attitude du Christ envers nous ne peut pas nous laisser indifférents. Quand nous découvrons qu'il, comme un berger, a sacrifié sa vie pour nous sur la croix alors nos cœurs doivent être touchés. C'est ce qui s'est produit quand Pierre a ouvertement dit aux gens ce qu'ils ont fait à Jésus. Il a dit « Que toute la maison d’Israël le sache donc avec certitude : Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous aviez crucifié. » (Ac 2, 36). Le Messie, offre sa propre vie pour nous. Une telle révélation suscite une réponse. Et la réponse du peuple était immédiate : « Frères, que devons-nous faire ? » (Ac 2, 37). La repentance est le mot clé, ici. On doit changer notre manière de penser et nos actions. C'est un changement aussi bien de l'intérieur que de l'extérieur. Tous les deux sont nécessaires pour une vraie repentance. Si le repentir est total et profond alors nous devenons bien familiers à la voix du Seigneur. Et jamais plus pourrions-nous écouter et suivre n'importe quelle autre voix sauf celle du Seigneur. Ainsi on peut joyeusement dire avec le psalmiste « Le Seigneur est mon Berger : Je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer. » (Ps. 23, 1-3)

Aujourd'hui, si le Christ applique l’image du bon Berger à lui-même c’est un appel qu’il lance à nous qui avons entendu sa voix à faire et être comme lui : un berger pour les autres. Ceci signifie que notre rapport avec les autres doit être comme le sien avec nous. C’est en agissant comme lui que nous réussirons à attirer à lui beaucoup de personnes. Être un berger comme lui c’est agir comme lui parce que « Insulté, il ne rendait pas l’insulte, dans la souffrance, il ne menaçait pas, mais il s’abandonnait à celui qui juge avec justice. » (1P 2, 23).

Malheureusement, parmi nous, certains pasteurs, nous usons parfois de notre position pour menacer les autres, pour les détruire, pour leur arracher le peu qu’ils ont. Nous instaurons un rapport maître-esclave avec eux au lieu d’un rapport berger-brebis. Nous n’avons pas souci de leur bien-être. Nous réalisons à peine leur absence de la bergerie. Nous ne prenons pas la peine de leur rendre visite et ne sommes même pas intéressés par ce qui leur arrive. Mais nous nous attendons à ce qu'ils viennent à nous pour quémander notre aide. Nous créons un rapport bureaucratique avec eux et nous nous attendons toujours à quelque chose en échange pour tous les services que nous leur rendons. Au fait, nous devenons très sélectifs. Ceux qui ont les moyens financiers et matériels ont toute notre attention mais le pauvre, le laissé pour compte, le marginalisé, l'orphelin, la veuve, l'étranger etc. peuvent aller à l'enfer ce n’est pas notre affaire. Et pourtant nous sommes pasteurs pour toutes les âmes afin de les conduire vers le Père.

Suivons-nous vraiment le Christ ? Sommes-nous vraiment soucieux de ceux qui nous sont confiés? Pourquoi sommes-nous devenus des pasteurs si nous ne pouvons pas avoir un amour désintéressé et impartial pour tous ?

Bien-aimé(e)s, nous qui sommes des pasteurs dans la vigne du Seigneur sommes ainsi avertis. Notre vie doit être celle d’un service désintéressé, de l'amour impartial, d’un souci incessant pour les autres, de la patience abondante envers les autres et d’une joyeuse relation avec les autres malgré les peines et douleurs. Y a-t –il quelques-unes de ces caractéristiques qui sont absentes dans ta vie de pasteur? Alors sache que tu t’éloignes de l’image du Bon Berger, le Christ, qui t’a appelé à partager à son ministère de Berger et Gardien des âmes. Toutefois, tu as toujours l'opportunité de revenir sur le droit chemin. N’aies ni peur ni honte mais prend courage comme Pierre, qui a nié connaitre le Christ trois fois de suite, et reviens à lui.

Bien-aimé(e)s, si le Christ s’identifie comme le bon berger c’est qu’il veut également dire que ses brebis, bien qu'elles puissent être souvent têtues, écoutent sa voix. Et en effet « Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers » (Jn 10, 5). Mais sommes-nous, comme des brebis confiées au soin d'un pasteur, obéissant à la voix de nos pasteurs? Suivons-nous le chemin qu'ils nous montrent? Restons-nous dans la bergerie toute la nuit ou bien échappons-nous de là en sautant par la clôture? Voyons-nous nos pasteurs comme des élus et envoyés de Dieu?

Malheureusement, nous nous montrons souvent beaucoup trop têtus. Notre repentir n'est pas total. Nous pourrions avoir décidés de changer notre manière de penser mais nous tenons toujours à nos vieilles attitudes (actions) parce que nous y trouvons un certain confort et une joie éphémère. De la même manière nous pourrions avoir changés notre attitude (action) par crainte de rejet mais pourtant nous tenons toujours à notre caduque manière de penser. Ceci explique pourquoi nous obéissons à peine à la voix de nos pasteurs. Nous ne pouvons même pas différencier leur voix de celle des étrangers puisque nous voulons manger, en même temps, à la table du diable et à celle du Seigneur. Examinez votre vie en tant que chrétien(ne) et confrontez ce que vous faites avec l'Evangile, puis dites-moi si vos actions sont en conformité avec les enseignements du Christ que vos pasteurs vous rappellent sans cesse. Notre vie comme chrétien(ne) est pleine d'immoralités de toutes sortes : vol, fornication, adultère, envie, colère, idolâtrie, syncrétisme, etc.

Bien-aimé(e)s, les brebis qui appartiennent au Christ écoutent sa voix à travers la voix de ses pasteurs. En écoutant la voix du Christ alors nous avons « la vie, la vie en abondance » (Jn 10, 10). Si vous aviez été têtus à la voix de vos pasteurs alors sachez que « vous étiez errants comme des brebis » (1Pet 2, 25). Mais il n'est pas trop tard pour que vous reveniez sur le droit chemin. C'est l'opportunité pour vous pour retourner vers « votre berger, le gardien de vos âmes » (1Pet 2, 25)

Bien-aimé(e)s, prions que Dieu puisse toujours nous envoyer des pasteurs selon son propre cœur. Des pasteurs qui peuvent donner leur vie pour ceux qui leur sont confiés. Des pasteurs remplis de patience et de bonne volonté. Des pasteurs prêts à supporter toutes sortes de douleurs, de défis et de difficultés pour leur brebis. Des pasteurs capables d'amour impartial pour tous. Des pasteurs capables de connaître leur brebis. Des pasteurs prêts à sortir et à aller à la recherche des brebis têtues et à les ramener de nouveau dans la bergerie. Mais prions aussi que Dieu touche nos cœurs de sorte que nous puissions devenir des brebis dociles à la voix de leur berger. Des brebis qui vivent selon les consignes de leur berger. Des brebis qui sont ouverts à la voix du Seigneur à tout moment.

Bien-aimé(e) si aujourd'hui, tu entends la voix du Seigneur qui t’appelle à suivre ses voies, « n’endurcie pas ton cœur ».

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RIP. Marie Madelaine Dovi Kplaku

Publié le par SVD TOG

Nos condoléances à notre confrère, le Père Jean-Pierre Kplaku en mission en Bolivie et à sa famille qui ont perdu leur sœur Marie Madeleine. Elle est morte dans un accident le dimanche dernier, le 30 avril 20174, en route pour la Messe dominicale.

Marie Madelaine Dovi Kplaku avait 38 ans et a laissé trois enfants (deux garçons et une fille), de 13, 8 et 6 ans.

Que par la miséricorde de Dieu elle repose en paix!

Gardons aussi dans nos prières sa famille et surtout ses enfants!

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