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DOUZIEME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

Publié le par SVD TOG

DOUZIEME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE - ANNÉE A

TEXTES :

Jr 20, 10-13 / Rm 5, 12-15 / Ps 69, 7-9. 13. 16. 32-34 / Mt 10, 26-33

PRÉDICATEUR : P. Martin Kotchoffa, SVD

THÈME : Le courage, le Seigneur est dans la barque

Bien-aimé(e)s dans le Seigneur, aujourd'hui est le douzième dimanche du temps ordinaire, année A. Les textes liturgiques proposés à notre méditation nous invitent à tenir ferme devant toutes sortes de persécutions sans aucune crainte parce que celui en qui nous avons mis notre foi est plus grand que tout.

La Bible nous dit « mon fils, si tu aspires à servir le Seigneur, prépare ton âme à l’épreuve » (Sir 2, 1). Cet avertissement des saintes Ecritures est important pour nous qui avons choisi de suivre le Christ. Jésus lui-même l'avais déjà dit « Je vous ai dit cela pour qu’en moi vous ayez la paix. En ce monde vous êtes dans la détresse, mais prenez courage, j’ai vaincu le monde » (Jn 16, 33).

Oui dans tous ces défis et épreuves nous sommes victorieux par Jésus-Christ (cf. Rm 8, 37-39).

L'expérience de Jérémie, dans la première lecture, nous révèle qu’en tant que disciples du Christ nous ne devons jamais abandonner notre vie chrétienne. Jérémie défendait les voies du Seigneur. Il appelait le peuple de Dieu à se rappeler de son alliance avec le Seigneur. Mais il semble qu’une telle proclamation n'était pas la bienvenue chez beaucoup de personnes qui préféraient maintenir le peuple dans l’obscurité du péché. Même ceux qui prétendaient être les amis de Jérémie étaient également contre lui et prévoyaient de le détruire. Ils recherchaient des opportunités pour le réduire au silence. Ils ont même placé des pièges sur son chemin de sorte qu’il y tombe.

Bien-aimé(e)s, si vous voulez vivre selon le cœur de Dieu dans la droiture, ce sont vos propres amis, votre conjoint(e), vos enfants, les membres de votre famille, etc. qui se retourneront contre vous. Toutefois, ne compromettez jamais votre foi. Vous n'avez pas besoin d'abandonner votre vie chrétienne. Et, en effet, Jérémie n'a jamais abandonné sa foi en Dieu malgré les persécutions, parce qu'il savait que celui en qui il a mis sa foi veille toujours sur lui et le protège. Le psalmiste ne dit-il pas avec joie et confiance que « même si je marche dans un ravin d’ombre et de mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi ; ton bâton, ton appui, voilà qui me rassure » (Ps. 23, 4).

À la différence de Jérémie qui n'a pas compromis sa foi et n'a pas abandonné le chemin du Seigneur, Adam a ouvert son cœur à Satan. Il n’a pas tenu ferme dans sa foi mais s’est laissé guider par sa soif de satisfaire son propre désire et non celui de Dieu. Et cette attitude d’Adam a fragilisé sa belle et tendre relation avec Dieu. Mais le Christ, par sa mort et sa résurrection, a restauré cette belle relation entre Dieu et l'homme qu’Adam avait brisé. Car « il n’en va pas du don de grâce comme de la faute ; car, si par la faute d’un seul la multitude a subi la mort, à plus forte raison la grâce de Dieu, grâce accordée en un seul homme, Jésus-Christ, s’est-elle répandue en abondance sur la multitude » (Rm 5, 15).

Une fois que cette relation a été rétablie nous devons mener notre vie chrétienne en mettant le Christ au centre de tout. Et dans cette nouvelle ère qui commence pour nous, le pouvoir nous a été donné au nom de Jésus pour tenir ferme devant les épreuves et persécutions qui jalonnent notre vie. Ainsi nous devons continuer par proclamer à temps et à contre-temps le message évangélique sans peur ni crainte. Le Christ lui-même nous rassure : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps mais ne peuvent tuer l’âme» (Mt 10, 28). Notre barque (notre vie) ne chavira jamais si nous comptons sur Jésus et avons recours à Lui. Il est toujours là avec nous.

Malheureusement, bon nombre d'entre nous, qui prétendent être des chrétien(ne)s, abandonnent facilement leur foi. Il y a certains sous prétexte de se marier à l’homme / la femme de leur vie, renient le Christ en devenant musulman(ne)s par exemple. Il y a en aussi ceux, qui à cause de la soif d’argent, rapide et facile, sont prêts à mettre Dieu de côté et à signer un pacte avec le diable. Il y aussi d’autres qui à cause des amis ou membres de la famille - qu’ils ne veulent pas perdre - préfèrent rejeter le Christ ; etc. Le Christ, bien-aimé(e)s, nous avertit qu'aujourd'hui quand il dit « quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai moi aussi devant mon Père qui est aux cieux » (Mt 10, 33).

Avez-vous peur de ceux qui vous persécutent et à cause de cela vous aviez abandonné votre foi chrétienne ? Aviez-vous quitté l'Eglise parce que vous estimez que les épreuves sont beaucoup plus lourdes que vous ne pouvez pas les supporter ? Aviez-vous abandonné votre relation avec le Christ juste pour faire plaisir aux membres de votre famille, à votre conjoint(e) ou à vos amis ? Écoutez alors ce que le Christ a à vous dire : «Est-ce que l’on ne vend pas deux moineaux pour un sou ? Pourtant, pas un d’entre eux ne tombe à terre indépendamment de votre Père. Quant à vous-même vos cheveux sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez mieux, vous, que tous les moineaux » (Mt 10, 29-31). Prenez courage, n'abandonnez pas votre foi chrétienne, le Seigneur est avec vous dans la barque et elle ne peut pas être détruite. Car vous êtes si précieux aux yeux du Seigneur et vous comptez pour Lui

Bien-aimé(e) si aujourd'hui tu entends la voix du Seigneur t’invitant à t’accrocher à lui en toute chose et à tout moment, n’endurcie pas ton cœur.

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Nouveau docteur, P. Edward Sito, SVD

Publié le par SVD TOG

Le 7 juin dernier, notre confrère qui a travaillé dans notre province, le P. Edward Sito, SVD, a soutenu en Pologne, à la faculté de théologie de l'Université Warminsko-Mazurski d'Olsztyn, la thèse de son doctorat avec succès.

Le thème portait sur la spécificité d’annoncer l’Evangile dans le contexte du sud du Togo en interprétant l’exemple de péricope sur la femme adultère (J 7,53-8,11).

Son travail était dirigé par le P. Jacek Pawlik, SVD, aussi un ancien missionnaire au Togo.

Nous adressons au nouveau docteur, le P. Edward Sito, toutes nos félicitations, en lui souhaitant beaucoup de succès dans son ministère.

Que le Seigneur l’accompagne dans sa nouvelle mission en Angola.

 

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Un départ pour Madagascar...

Publié le par SVD TOG

Un départ pour Madagascar...
Un départ pour Madagascar...Un départ pour Madagascar...
Un départ pour Madagascar...Un départ pour Madagascar...

Hier, le 21 juin 2017, nos trois confrères vietnamiens, qui pendant l’année scolaire 2016/17 apprenaient le français à Lomé, ont pris route pour leur mission à Madagascar.

Tout d’abord ils sont partis à Nairobi pour obtenir le visa pour Madagascar.

La veille de leur départ, le 20 juin 2017, les confrères travaillant à Lomé se sont retrouvés à la Maison Provinciale pour partager ensemble un repas fraternel où au nom de tous les confrères de la province, le Vice-Provincial, P. Jean-Baptiste Tchandama SVD, a remercié les jeunes confrères pour leur présence dans notre province en leur souhaitant bonne et fructueuse mission au Madagascar.

A leur tour, ils ont également remercié tous les confrères pour tout ce qu’ils ont pu partager avec nous lors de leur temps d’apprentissage de la langue française.

Que le Seigneur les accompagne !

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Ordination sacerdotale de Cocou Cyriaque Sounou en Espagne

Publié le par SVD TOG

Toutes nos félicitations et que le Seigneur te bénisse sur la route de ta mission...

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Solennité du Saint Sacrement

Publié le par SVD TOG

SOLENNITÉ DU SAINT SACREMENT - ANNÉE A

TEXTES:

Dt 8,2-3. 14-16 / Ps 147 (146), 12-15. 19-20 / 1 Co 10, 16-17 / Jn 6, 51-58

PRÉDICATEUR : P. Martin KOTCHOFFA, SVD

THÈME : Le mystère de notre salut et de notre unité

Bien-aimé(e)s dans le Seigneur, nous célébrons aujourd'hui le coeur même de l'Eglise. Et les textes liturgiques nous invitent à une communion profonde et sincère au Corps et au Sang de Jésus afin d'avoir la vie en plénitude.

Jesus a cheminé longtemps avec beaucoup de personnes. Certaines ont trouvé en lui le pourvoyeur de leur besoin matériel et de leur soif de guérison physique. Et le Christ ne les a pas deçu. Il s'est montré à leur hauteur de leur espérance. Maintenant ils savent avec certitude que rien n'est impossible à Jésus.

L'heure donc de la vérité a sonné car le Christ veut qu'ils dépassent leur vision plus terrestre pour se concentrer sur l'essentiel: la vision spirituelle qui surpasse tout. Il leur dit "si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme,et si vous ne buvez pas son sang,vous n’avez pas la vie en vous."

Et cette affirmation de Jésus a crée la zizanie au sein du groupe. Et beaucoup ont décidé de ne plus le suivre. Car cet enseignement est beaucoup trop dur à supporter et accepter.

Est-ce que nous aussi ne faisons pas pareil lorsqu'on semble ne pas comprendre le sens des paroles du Christ?

Ce don de lui même pour le salut de l'humanité nous vivifie. Et si nous partageons ou communions à ce mystère chaque jour de notre vie alors notre relation avec Dieu deviendra profonde et portera beaucoup de fruits. C'est ce qui nous permettra de tenir ferme au jour des épreuves et de toujours garder la joie dans nos cœurs en toute situation.

En deuxième lieu, notons que Jésus, probablement, veut leur dire que la nourriture spirituelle qu'il veut leur donner, par son Corps et son Sang, fera d'eux un seul Corps. Ils deviendront donc Un comme lui et le Père. Et s'ils sont Un quoi qu'ils demandent en son nom leur sera accordé.

Le pain de vie et la coupe du salut qui ont apporté la paix au monde unifient les disciples du Christ. C'est donc la pierre angulaire, le roc sur lequel est fondé l'unité chrétienne. Car par le Corps et le Sang du Christ les disciples deviennent Un. N'est ce pas ce que saint Paul nous rappelle ici quand il dit : "Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps,car nous avons tous part à un seul pain." (1Co 10, 17)

Bien-aimé(e)s, l'Eucharistie doit normalement nous unifier dans nos paroisses, communautés, diocèses, etc... Hélas, nous venons tous à la sainte table, tous les jours, mais nous ne portons aucun fruit de l'unité en nous. Nous sommes souvent la source de division dans nos paroisses, communautés et diocèses.

Examine toi et laisse le sacrement de l'unité transformer ta vie.

Bien-aimé(e) si aujourd'hui tu entends la voix du Seigneur qui t'invite à accepter son Corps et son Sang afin d'avoir la vie en plénitude n'endurcis pas ton coeur. Amen

Publié dans Apostolats

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Dimanche de la Sainte Trinité

Publié le

DIMANCHE DE LA SAINTE TRINITE  - ANNÉE A

TEXTES : Ex 34, 4-6. 8-9 / Cant. : Dn 3, 52-56 / 2 Co 13, 11-13 / Jn 3, 16-18

PRÉDICATEUR : P. Martin Kotchoffa, SVD

THÈME : L’amour de Dieu dans l’économie du salut

Bien-aimé(e)s dans le Seigneur, aujourd'hui nous célébrons la fête de la très Sainte Trinité. Nous réaffirmons notre foi en un seul Dieu qui est en trois personnes. Ce Dieu Trinitaire a depuis le commencement exprimé son plus profond amour pour nous. C'est pourquoi les textes proposés à notre méditation nous révèlent combien Dieu nous a aimé au point de nous donner son unique Fils pour notre salut dans la puissance du Saint-Esprit. Les textes d'aujourd'hui clarifient nos fausses pensées au sujet du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Beaucoup parmi nous ont toujours pensé à Dieu le Père comme un Dieu punitif, comme un Dieu méchant et terrible. Quant à Jésus nous avons vu en lui un Dieu affectueux et aimant puis dans le Saint-Esprit nous avons vu la puissance de Dieu le Père – celle qui agit dans le monde et exécute les ordres de Dieu. Nous sommes parvenus à croire que Jésus a changé la mauvaise manière d’agir de Dieu le Père. Ceci explique probablement pourquoi beaucoup de personnes n'aiment pas l’Ancien Testament et affirment avec joie que Jésus a brisé et détruit l’Ancien Testament. Ainsi nous devons nous concentrer seulement sur le Nouveau Testament.

Mais bien-aimé(e)s, Dieu a toujours été un Dieu doux et aimant. Déjà dans le livre de la Genèse, Dieu, par amour, a fait l'homme à son image et à sa ressemblance ; et Dieu lui a donné pouvoir sur toute sa création (cf. Gn 1, 26-27). Ceci signifie qu'il a fait confiance à l'homme et a souhaité que l’homme suive ses pas.

Bien-aimé(e)s quand nous aimons nous ne pouvons ne pas faire confiance à celui/ celle que nous aimons. Malgré la confiance que Dieu a placée en l’homme, l’homme n’a pas cessé de désobéir à Dieu. Ceci explique l'intervention de Moïse qui dit à Dieu : « Oui, c’est un peuple à la nuque raide ; mais tu pardonneras nos fautes et nos péchés, et tu feras de nous ton héritage» (Ex 34, 9). Et vraiment, Dieu n’a jamais cessé de pardonner l'iniquité de son peuple.

Bien-aimé(e)s quand nous aimons, nous sommes prêts à pardonner en tout temps. Le pardon guérit nos blessures et restaure notre relation avec les autres. Quand nous refusons de pardonner alors nous nous détruisons et n'avons aucun amour dans notre cœur. Aimer implique donc être prêt à être blessé. Et Dieu a accepté sans aucune plainte toutes les souffrances, douleurs, injures, etc.  que son peuple lui a causé.

Bien-aimé(e)s, l'amour de Dieu ne concerne pas une nation particulière mais va plus loin car il s’ouvre au monde entier. Puisque « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. » (Jn 3, 16). L'amour de Dieu entre dans l'économie du salut. L'amour de Dieu est si profond qu'il ne rejette personne. Dieu accorde son amour à tout le monde, bon ou mauvais, petit ou grand, intelligent ou idiot, aimable ou dégoutant, honnête ou pas, etc. Ainsi, ce n'est pas le Fils qui change quelque chose dans l'attitude de Dieu le Père envers l'humanité, mais plutôt l'amour du Père qui met en œuvre le processus du salut de l'humanité. Et cet amour du Père est mis dans notre cœur par la puissance du Saint-Esprit. Saint Paul nous rappelle en effet que « l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 5). La rédemption offerte par Dieu en Jésus-Christ dans la puissance du Saint-Esprit n'exclut personne. Dieu souhaite que le monde entier soit sauvé. Ceci nous démontre que Dieu est un Dieu aimant, doux et compatissant. Ainsi, quand nous aimons nous sommes prêts à sacrifier la meilleure chose que nous avons au profit de ceux que nous aimons. Le plus grand et le plus important don de Dieu est son Fils unique. Il n'a pas hésité à le laisser descendre et prendre notre condition humaine afin de nous racheter. N'est-ce pas une preuve profonde de l'amour de Dieu pour nous ? Dans l’amour de Dieu il n'y a aucune condamnation. Le passé est oublié et une vie nouvelle commence dans son Fils. Cependant, nous devons embrasser l'amour qu'il nous offre afin de bénéficier entièrement de ses grâces. Le refus de nous ouvrir à cet amour divin, nous plonge dans la condamnation. Ainsi c'est notre réponse à l'amour du Dieu Trinitaire qui peut nous apporter le salut ou nous condamner. Car « Celui qui croit en lui échappe au jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu » (Jn 3, 18)

Bien-aimé(e) dans le Seigneur es-tu prêt(e) à accepter l'amour de Dieu ? Es-tu prêt(e) à suivre ses chemins ? Es-tu prêt(e) à modeler ta vie sur celle du Dieu Trinitaire ? Le choix t’appartient ! Mais sache que la personne qui aime est prête à faire confiance, à pardonner et surtout à sacrifier tout ce qu’il / elle a de précieux pour celle / celui qu’il / elle aime.

Bien-aimé(e) si aujourd'hui tu entends la voix du Seigneur t’invitant à répondre favorablement à son amour, n’endurcis pas ton cœur. Amen

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L'EVEIL DE GUERIN-KOUKA No 11

Publié le par SVD TOG

Pour télécharger cliquez sur le lien ci-dessus (2017EveilKouka11)

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Nouvelle administration provinciale TOG

Publié le par SVD TOG

Nouvelle administration provinciale TOGNouvelle administration provinciale TOGNouvelle administration provinciale TOG
Nouvelle administration provinciale TOGNouvelle administration provinciale TOGNouvelle administration provinciale TOG
Nouvelle administration provinciale TOGNouvelle administration provinciale TOGNouvelle administration provinciale TOG

Le 31 mai 2017 a eu lieu dans la chapelle de la Maison provinciale la passation du service entre l’ancienne et la nouvelle équipe provinciale.

Au cours d’une Messe solennelle, présidée par Mgr Emmanuel Kofi Fianu, SVD, évêque de Hô au Ghana, le P. Peter Kobla Accorley, SVD, provincial sortant, en présence de confrères, sœurs SSpS, nombreux fidèles laïcs et postualnts SVD a remis la symbolique clé des archives SVD TOG au nouveau supérieur provincial le P. Seraphin Kpakpayi, SVD.

Que l’Esprit Saint guide le nouveau provincial et son conseil dans leur mission et leur service dans la province Togo/Bénin.

Nouvelle administration provinciale TOGNouvelle administration provinciale TOG
Nouvelle administration provinciale TOGNouvelle administration provinciale TOGNouvelle administration provinciale TOG

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PENTECOTE – ANNEE A

Publié le par SVD TOG

SOLENNITE DE LA PENTECOTE

ANNEE A

TEXTES: Ac 2, 1-11 / Ps 103, 1ab. 24ac. 29bc. 34 / 1 Co 12, 3b-7. 12-13 / Jn 20, 19-23

PREDICATEUR: P. Martin KOTCHOFFA, SVD

THEME: Viens, Esprit qui donne la vie

Bien-aimé(e)s dans le Seigneur, aujourd’hui nous célébrons la solennité de la Pentecôte. Cette fête chrétienne a une origine juive. Appelée ‘chavouot’ en hébreux, elle a lieu cinquante jours après la pâque juive (Pessah) – qui symbolise le passage du peuple Hébreux de l’esclavage en Egypte à la liberté. Elle était, au début, la fête des moissons où les premiers fruits étaient offerts à Dieu. Mais après on y a associé la transmission du décalogue à Moïse. Donc la Pentecôte juive est devenue en réalité la fête de la naissance de la religion juive.

Modelée donc sur la Pentecôte juive, la fête chrétienne de la Pentecôte intervient aussi cinquante jours après la résurrection du Christ avec la descente de l’Esprit Saint sur ses disciples. Elle marque ainsi la naissance de l’Eglise (le Corps du Christ): c’est la nouvelle alliance. Ainsi les textes liturgiques proposés à notre méditation nous invitent à nous ouvrir à l’Esprit de Dieu qui fait toute chose neuve en nous.

Les disciples du Christ, par peur des juifs qui pouvaient s’en prendre à eux restaient cachés. C’est dans cette ambiance que le Christ se manifeste à eux. Il leur souhaite la paix c’est-à-dire l’assurance en dépit de tout. Il prie, ainsi, qu’ils soient préservés de tous troubles et anxiétés. Pour matérialiser ce souhait il souffle sur eux afin qu’ils reçoivent l’Esprit Saint. En soufflant sur eux le Christ leur redonne la vie. Il veut renouveler leur être tout entier. Il veut les recréer, les refaire. Ils ont traversé des moments difficiles, eu des expériences époustouflantes. Maintenant, ils sont vides en eux-mêmes. Ils ont donc besoin de revivre. Le Christ insuffle en eux son Esprit qui vivifie comme dans le livre de la Genèse (gen 2, 7), afin qu’ils commencent avec lui une nouvelle vie. Cet Esprit qu’ils reçoivent donc marque en eux une alliance nouvelle. Ils sont devenus donc une création nouvelle en Jésus par l’Esprit vivifiant.

En leur redonnant une vie nouvelle dans l’Esprit, le Christ leur donne pouvoir de non seulement pardonner les péchés mais aussi d’avertir les uns et les autres afin qu’ils ne tombent pas dans le péché.

En effet, le péché nous tient captif et nous éloigne de Dieu. Etant dans un tel état nous sommes comme des corps sans vie. Mais notre soif de renouer avec Dieu, notre désir profond de repentance peut nous obtenir la grâce de la miséricorde. Ainsi nous pouvons être refait et donc renaître ou revivre dans l’Esprit par les paroles d’absolution que prononce le prêtre au confessionnal. Ceci veut dire qu’au cœur pénitent le pardon est accordé par la puissance de renouvellement dans l’Esprit Saint. Ainsi une nouvelle vie commence, une nouvelle relation avec le Seigneur. Mais en même temps lorsque le cœur est impénitent, les apôtres (aujourd’hui les prêtres et évêques) – qui ont eux-mêmes été renouvelés par le Christ dans l’Esprit Saint – ont le devoir d’avertir une telle personne qu’aussi longtemps qu’elle ne montrera pas un signe concret de repentance, elle ne recevra pas le pardon de Dieu et ne pourra pas bénéficier de l’Esprit qui donne une nouvelle vie.

Bien-aimé(e) dans le Seigneur, l’Esprit qui vivifie ne peut pas redonner vie à ton corps mortel si tu ne te décides pas à laisser tomber ta mauvaise vie. Oui, tu ne pourras pas expérimenter la grâce de la miséricorde si tu n’as pas un cœur réellement contrit qui est prêt à tout abandonner pour le Christ. Va donc au confessionnal avec un cœur meurtri et assoiffé de la miséricorde de Dieu.

Ceux qui sont donc vivifiés par l’Esprit du Christ forment son Corps et deviennent Un comme le Père et le Fils. En étant donc ouvert à cette nouvelle vie que donne l’Esprit Saint, les disciples du Christ peuvent s’épanouir en Lui à tout égard. A chacun donc une tâche, ou don, particuliers sont donc accordés pour l’édification de tous car « A chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue du bien de tous » (1 Co 12, 7). Saint Paul dit donc avec raison que « Les dons de la grâce sont variés, mais c’est le même Esprit » (1 Co 12, 4). Cette vie nouvelle est réelle et authentique dans la vie des apôtres qui pouvaient maintenant sans peur ni crainte rendre grâce à Dieu, publiquement, en des langues qui leur sont inconnues. En effet, « tous nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu » (Ac 2, 11).

Bien-aimé(e), en recevant la miséricorde de Dieu tu t’ouvres à une nouvelle relation avec lui. Et c’est pour vivre authentiquement cette vie qu’il inonde ta vie de son Esprit vivifiant avec un don particulier que tu as le devoir de faire fructifier. On ne peut donc pas s’accaparer des dons de l’Esprit pour soi tout seul. On ne peut pas les garder enfouie en nous sans les mettre au service des autres. Car en effet, « nous avons tous été baptisés dans un seul Esprit en un seul corps » (1 Co 12, 13).

Après ton renouvellement dans le Christ, quel don l’Esprit Saint a imbibé en toi ? Comment le mets-tu en œuvre ? Profite-t-il à ta communauté paroissiale ou bien le gardes-tu jalousement pour toi seul ?

Bien-aimé(e), ta nouvelle vie dans le Christ nécessite de toi un partage de ce qu’il t’a donné comme grâce pour l’édification des autres. Ne sois donc pas hypocrite, ni orgueilleux mais laisse l’Esprit qui vivifie t’utiliser pour redonner vie aux autres.

Prie donc avec moi : « Viens, Esprit qui vivifie ! Viens remplis mon cœur de ta flamme. Viens réchauffer en moi ce qui est froid. Viens réveiller en moi ce qui est endormi. Viens aplanir les collines de mon cœur et remplir les vallées de mon être. Viens redonner vie à mon corps assombri par le désespoir. Viens demeurer en moi et faire de moi ton instrument pour toucher d’autres cœurs. Amen».

 

Bien-aimé(e), aujourd’hui tu entends la voix du Seigneur qui t’invite à laisser son Esprit qui vivifie pénétrer ta vie, n’endurcis pas ton cœur. Amen

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