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DIX-SEPTIÈME DIMANCHE ORDINAIRE - ANNÉE A

Publié le par SVD TOG

DIX-SEPTIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE - ANNÉE A

TEXTES :

1 R 3, 5. 7-12 / Ps. 119, 57. 72. 76-77. 127-130 / Rm 8, 28-30/ Mt 13, 44-52

 

PRÉDICATEUR : P. Martin KOTCHOFFA, svd

THÈME : Le don du discernement

 

Bien-aimé(e)s dans le Seigneur, nous sommes au dix-septième dimanche du temps ordinaire de l'année A. Et l'Eglise, notre Sainte Mère, veut que nous fassions de Dieu notre portion, le désir de notre cœur. En agissant ainsi nous serons remplis de l’esprit de sagesse de la part du Seigneur  - dont nous avons besoin dans toutes nos actions. Ainsi nous ne manquerons de rien car : « quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout pour contribuer à leur bien» (Rm 8,28).

 

Bien-aimé(e)s dans le Seigneur, à notre Dieu appartiennent la puissance, l'honneur, la gloire, la richesse, etc. Et vraiment rien lui n’est impossible. En effet quand il a appelé Salomon pour conduire son peuple, il souhaitait lui accorder tout ce dont il avait besoin. Et Salomon a demandé une étonnante chose, qu’aujourd’hui nous pouvons considérer comme n’étant pas nécessaire. Il a dit à Dieu : « Donne à ton serviteur un cœur attentif pour qu’il sache gouverner ton peuple et discerner le bien et le mal » (1 R 3, 9). Pourquoi Salomon a-t-il demandé, bêtement dirait-on, la sagesse alors que le Seigneur pouvait lui offrir bien plus que cela ? Est-ce à dire qu’il n'a besoin d'aucune autre chose ou qu'il n'est pas préoccupé par la sécurité de son peuple puisqu'il y a d'autres nations qui sont en guerre contre eux ? Ou bien est-ce que cela veut dire que Salomon en tant que roi est si riche qu'il ne veut pas plus de richesses encore ?

 

Bien-aimé(e)s dans le Seigneur, Salomon avait fait le bon choix. Et c'était un choix non-égoïste. Surement qu’il aurait pu demander tant d’autres choses. Mais il ne l'a pas fait parce qu'il a voulu l'essentiel. Il a voulu ce qui pouvait le mener, lui et son peuple, à Dieu. Il a voulu ce qui pouvait guider et diriger ses actions de sorte qu'elles ne soient pas contraires à la volonté de Dieu. Il a voulu d'abord mettre Dieu au centre de son cœur et de son royaume. Et cet essentiel, c’est l’esprit de discernement qui rapproche de Dieu, qui met Dieu en avant, qui montre le chemin de Dieu, qui nous établit dans une relation d’intimité avec Dieu.

 

Le don du discernement aidera Salomon à éviter de devenir un roi tyrannique, un juge partial, un détourneur de biens publics, un criminel déguisé en agneau, un agent de Satan, etc. Salomon a compris que s'il faisait de Dieu sa priorité alors Dieu lui-même prendra soin de lui et de son peuple. Et en effet, au-delà de sa demande si simple et noble, Dieu a accordé à Salomon bien plus qu’il n’espérait. Quelle grâce !

 

Bien-aimé(e)s, à coup sûr si nous étions à la place de Salomon, nous n'aurions pas demandé une telle chose. Puisque nous sommes si assoiffés de pouvoir, d’avoir, de savoir, etc. Au fait, nous cultivons une telle soif, attitude parce que nous n'avons pas laissé le Christ vivre dans notre cœur. Si le Christ demeure en nous alors nous ne ferons pas des choix et demandes égoïstes. Cela signifie que nous serons beaucoup plus préoccupés par le bien-être des autres qui sont confiés à notre soin, au lieu de penser à nous-mêmes d’abord.

 

Bien-aimé(e)s dans le Seigneur, comment exerçons-nous l’autorité qui nous a été confiée? Chacun de nous a une certaine autorité qui lui a été confiée à divers niveau. Chacun de nous a quelqu'un sous ses ordres. Voyons nous une telle autorité comme une occasion de voler les plus faibles, de remplir notre compte bancaire au détriment des plus pauvres, de terroriser ceux qui sont sous nos ordres, de détruire ceux qui ne partagent pas notre point de vue, d’être partial dans notre jugement, de libérer le criminel et d’emprisonner l'innocent, de laisser mourir de faim l'indigent en nourrissant ceux qui sont déjà rassasiés, etc. Si nous manquons du don de discernement, alors Dieu devient pour nous une option et jamais une nécessité. Et si Dieu est une option pour nous alors la priorité de notre vie est tout autre chose sauf Dieu. Et la conséquence est claire : nous creusons, lentement mais surement, notre propre tombe parce que nos actions ne sont plus guidées par Dieu.

 

Bien-aimé(e)s dans le Seigneur, l’Evangile de ce jour nous rappelle que nous serons jugés sur la manière dont nous faisons usage de l’autorité qui nous est confiée. Nous serons jugés sur la façon dont nous avons gouvernés nos pays, régions, villes, villages, familles, sociétés, entreprises, églises, paroisses, diocèses, etc. Combien attentif et soucieux du bien-être de l’autre avions nous été, sera probablement le critère pour notre jugement. Rappelons-nous donc des paroles de Jésus pour nous aujourd’hui :  « Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes et les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents» (Mt 13, 49-50). Au dernier jour chacun de nous recevra sa récompense. Si nous étions fidèles à Dieu nous partagerons sa gloire sinon nous serons jetés hors de sa vue. Si nous avons permis à son esprit de discernement de guider nos pensées et actes alors nous nous réjouirons avec lui sinon nous serons dans une grande et éternelle affliction.

 

Bien-aimé(e) à quel groupe veux-tu appartenir ? Le choix t’appartient!

 

Bien-aimé(e), si aujourd'hui tu entends la voix du Seigneur t’invitant à demander l'esprit du discernement dans tout ce que tu entreprends n’endurcis pas ton cœur. Amen

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SEIZIEME DIMANCHE ORDINAIRE - ANNÉE A

Publié le par SVD TOG

SEIZIEME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE - ANNÉE A

TEXTES : Sg 12, 13.16-19 / Ps 86, 5- 6. 9-10. 15-16 / Rm 8, 26-27 / Mt 13, 24-43

PRÉDICATEUR : P. Martin Kotchoffa, SVD

THÈME : Le Dieu patient

 

Bien-aimé(e)s dans le Seigneur, aujourd'hui est le seizième dimanche du temps ordinaire, année A. L’Eglise, notre sainte mère, nous propose de réfléchir sur notre fidélité au Seigneur qui nous a appelés de nos ténèbres à son admirable lumière.

Jésus utilise trois paraboles pour expliquer à son audience à quoi ressemble le royaume des cieux et qui sont ceux qui l’hériteront. Nous méditerons sur la première qui fait référence aux bonnes et mauvaises graines.

 

Au commencement Dieu créa l'homme à son image et sa ressemblance (Gn 1, 27). Et il l'a fait par amour. Hélas, l’homme se rebelle contre Dieu au moment où il décide de devenir comme Dieu, suivant les conseils du mauvais – père du mensonge. Ainsi Sa relation d’amour avec Dieu a été endommagée. Pourtant Dieu ne cesse jamais d'aimer l'homme. Il prend soin de chaque être humain, bon ou mauvais. C’est cette réalité que la première lecture nous rappelle : « Il n’y a pas d’autre Dieu que toi, qui prenne soin de toute chose. » (Sg 12, 13). Il le fait pour donner la chance à tous de revenir à lui. Dieu permet à l'homme d'accepter librement le salut qu'il accorde par son fils. Bien qu'il ait le pouvoir de détruire ceux qui ne lui obéissent pas, il ne le fait pas. Il respecte la liberté de l'homme. Il ne veut pas être perçu comme un Dieu tyrannique qui force ses enfants à l'adorer. Il donne le temps à l’homme pour changer. C'est pourquoi la première lecture peut dire avec force : « Mais toi qui disposes de la force, tu juges avec indulgence, tu nous gouvernes avec beaucoup de ménagement » (Sg 12, 18). Mais au dernier jour, jour du jugement, ceux qui seront restés sourds à son appel et auront gardés fermés leurs cœurs, seront ligotés et brûlés comme les mauvaises herbes.

 

Bien-aimé(e)s dans le Seigneur, nous sommes faits à l’image et à la ressemblance de Dieu. Nos actions doivent donc être conformes à la vision de Dieu. Malheureusement nous avons permis au Mal de prendre le contrôle de nos cœurs. Ainsi on n’a même plus le sens du sacré, la crainte du Seigneur n’existe nulle part dans notre cœur. Nous nous auto-suffisons. Et maintenant, nous sommes à la recherche, de façon effrénée, de toutes sortes de possessions matérielles. Et pour atteindre notre but on est prêt à tout. Même si cela signifie vendre notre âme au diable ou encore tuer nos propres parents, enfants, conjoint(e), etc. Comment est-ce qu’on peut avoir un impact positif sur le monde quand nous agissons comme des païens ? Nous sommes dans toutes sortes sociétés secrètes et ésotériques (franc-maçon, Rose-croix, etc.), et sommes impliqués dans des actes ignobles et inhumains tout juste pour satisfaire la soif du matériel.

 

Pourtant Dieu ne nous rejette pas. Il est toujours patient, attendant notre retour comme l’enfant prodigue. Il nous donne le temps de découvrir qu’à vrai dire vanité des vanités tout est vanité. Dieu connait et sait la faiblesse humaine. C’est probablement pour cela qu’il nous donne son Esprit afin de nous guider sur le droit chemin. N’est-ce pas ce que saint Paul nous rappelle dans la deuxième lecture, quand il dit: « l'Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse » (Rm 8, 26). Cela signifie que si nous comptons sur l'Esprit de Dieu, si nous l'invitons dans notre vie, si nous lui permettons de prendre le contrôle de notre vie, alors nous pouvons surmonter nos faiblesses et nous rapprocher un peu plus de Dieu.

Mais es ce que nous invitons l'Esprit du Seigneur dans notre vie et nos actions ? Très souvent, nous ne le faisons pas. Le désir de l'Esprit étant opposé à celui de la chair et puisque nous ne voulons pas abandonner le plaisir que nous gagnons de la chair alors nous fermons notre cœur à l’Esprit de Dieu. Bien-aimé(e), tu peux encore faire la différence. « Ecoutez-moi, marchez sous l’impulsion de l’Esprit et vous n’accomplirez plus ce que la chair désire » (Ga 5, 16).

 

C’est ici et maintenant que tu peux entreprendre cette démarche de conversion. Dieu a empêché les anges de la destruction de te nuire pour le moment parce qu'il souhaite que tu te convertisses. Ne rate pas cette opportunité. Dieu est toujours patient envers toi. Mais le dernier jour, sa justice régnera et tu n’auras pas la chance de te repentir. Sauve ton âme aujourd'hui en te tournant vers le Seigneur et en laissant son Esprit prendre le contrôle de ta vie.

 

Bien-aimé(e), si aujourd'hui tu entends la voix du Seigneur t’appelant à la conversion, n’endurcis pas ton cœur. Amen

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QUINZIÈME DIMANCHE ORDINAIRE - ANNÉE A

Publié le par SVD TOG

QUINZIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE - ANNÉE A

TEXTES: Is 55, 10-11 / Ps 65, 9-13 / Rm 8, 18-23 / Mt 13, 1-23

PRÉDICATEUR : P. Martin Kotchoffa, SVD

THÈME : Soyez une terre fertile

 

Bien-aimé(e)s, nous sommes au quinzième dimanche du temps ordinaire. Et l'Eglise notre sainte mère nous propose de méditer sur notre ouverture à la Parole de Dieu. En effet, nous n'avons pas besoin de commenter l’homélie du Christ. Il donne une explication claire de sa parabole. Mais comment appliquons-nous ce que Jésus dit dans notre monde moderne ? A qui fait-il référence dans notre monde aujourd’hui?

 

En Israël, l’une des manières la plus répandue de semer est celle qui se fait à la volée. Ceci fait que les graines peuvent tomber sur différentes parties du champ et même en dehors. Ainsi donc quand le vent souffle il peut porter certaines des graines dans un endroit autre que la terre préparée pour elles. L'autre conséquence d'une telle manière de semer est que les oiseaux qui sont au acquêt, attendent patiemment le départ du semeur afin de se jeter sur les graines ils voient au sol. C'est l’image que Jésus présente à son audience. Dans son explication Jésus utilise les graines comme étant la parole de Dieu (Jésus-Christ) et la terre comme étant les cœurs des hommes. Quant au semeur c'est évidemment le Christ lui-même aussi bien que ses disciples. Comment accueillons-nous la parole de Dieu dans nos cœurs aujourd’hui ?

 

Certains d'entre nous sont comme le premier groupe de personnes qui reçoivent la parole de Dieu au bord du chemin. Nous sommes, en effet, pleins de nous-mêmes, nous pensons que nous savons tout. Nous ne sommes pas prêts à apprendre quoique ce soit ou même à venir et à écouter soigneusement l’homélie du prêtre. Ce sont les gens qui pendant la messe passent leur temps sur leurs téléphones portables écrivant ou répondant aux messages. Ce sont ceux-là qui ne respectent pas le silence sacré pendant la masse et peuvent être en train de faire des va et viens. Et parce que leurs cœurs sont fermés, la parole de Dieu ne transforme pas leur vie. Plusieurs de nos politiciens et d'autres chefs publics aussi bien que nos scientifiques qui prétendent qu'elles sont des chrétiens tombent dans ce piège.

 

Dans la deuxième catégorie, probablement, le plus grand nombre de chrétiens sont concernés par une telle attitude. De telles personnes sont à la recherche des expériences passionnantes. Et ils voient dans le christianisme une nouvelle manière de rentrer en contact avec l'inconnu, ils tombent amoureux extérieurement de la liturgie de l'église, ils donnent l'impression d'être avec le Christ. Mais ils ne se gênent pas d'y associer d'autres expériences de foi. Ce sont les personnes, en notre monde d'aujourd'hui, qui prennent le petit-déjeuner comme des pauvres dans une paroisse catholique, le matin, puis prennent le déjeuner comme des rois dans un sanctuaire d’idoles, à midi, et le soir elles dinent comme des princes avec le diable par le biais de certaines sectes sécrètes et ésotériques. Leur foi est basée sur leurs émotions. Ceci explique pourquoi elles n'ont aucune culpabilité de conscience. Elles suivent juste leur instinct. Elles sont comme ceux qui veulent mettre dans le même panier toutes sortes d’idoles avec lesquelles elles sont entrées en contact. Nos églises souffrent aujourd'hui parce que plusieurs de leurs membres sont de cette nature. Elles ne sont pas fermes dans leur foi. Ainsi elles ne peuvent pas résister à des épreuves, à des difficultés, à des douleurs, etc. en raison de leur foi chrétienne. Elles tombent ainsi dans le syncrétisme car elles cherchent des solutions ailleurs. Elles portent toutes sortes d'amulettes, colliers, bagues, etc. qui sont supposés leur accorder la bonne santé, la sécurité, la richesse, etc. Avec une telle pratique comment espérions nous que la parole de Dieu puisse transformer ceux qui nous entourent?

 

La troisième catégorie des personnes recevant la parole de Dieu parmi les épines, sont ceux qui sont dans le christianisme en raison des avantages matériels qu'ils y gagnent. Au fait, il est très étonnant de voir que beaucoup de ces personnes qui au temps des premiers missionnaires ont été bien engagées dans les paroisses aient aujourd'hui abandonné la foi chrétienne. Que s’est-il vraiment passé ? Que leur est-il arrivé ? A vrai dire ces personnes ont vu l'Eglise comme leur bailleur de fond et nourricière. Tout ce dont ils avaient besoin leur a été fourni par l’Eglise: les vivres, habillement, médicaments, éducation, eau, électricité, etc. Certains étaient même chanceux car grâce à l'appui des missionnaires ils se sont achetés des vélos, motos, voitures, etc. et ont pu construire des maisons. Et aujourd'hui ils sont invités à contribuer matériellement pour la croissance de l'Eglise. Ce n'est pas possible, ils pensent. Ainsi si l'Eglise ne peut pas subvenir à tous leurs besoins matériels alors ils préfèrent se tourner ailleurs où ils peuvent obtenir une telle aide. Ils sont donc prêts à changer leur religion à condition qu’ils obtiennent ce dont ils ont besoin. Ce sont des gens qui préfèrent leurs vies plus que le Christ. Ce qui semble être important pour eux est ce qu’ils gagnent ici et maintenant et non pas après la vie terrestre.

 

Et finalement le Christ mentionne ceux qui reçoivent la parole de Dieu dans la bonne et fertile terre. Ces personnes sont très peu nombreuses dans l'Eglise aujourd'hui. Ces personnes sont ceux qui mettent le Christ au centre de leur vie. Elles consultent toujours le Christ dans la prière avant de prendre des décisions ou de poser des actes. Elles sont toujours prêtes à apprendre tout au sujet de Dieu. Elles sont pleines d'humilité. De telles personnes voient en chaque être humain l’image de Dieu. Elles sont comme Job, même lorsqu'elles font face à des défis et à des difficultés elles trouvent leur consolation dans la parole de Dieu.

 

Bien-aimé(e) dans le Seigneur, à quelle catégorie appartiens tu? Je crois que chacun devrait pouvoir donner une réponse à cette question. Toutefois quel que soit la réponse que nous pouvons donner, une chose est sûre : une fois que la parole Dieu est prêchée, elle ne retourne pas à lui sans avoir accompli la volonté de Dieu. Ceci signifie que tant que, par exemple, nos cœurs ne deviendront pas des terres bonnes et fertiles pour que la parole de Dieu prenne racine et produise en nous des fruits, cette même parole de Dieu sera toujours à la porte de notre cœur frappant jour et nuit jusqu’à ce qu’on lui ouvre la porte. N’es ce pas ce que le Seigneur nous dit dans la première lecture : « ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission » (Is 55, 11). Cette parole du Seigneur devrait être une source de consolation pour les prédicateurs, ceux qui sacrifient leur temps et énergie, leur vie entière proclamant la parole de Dieu. Ils peuvent rencontrer des cœurs rocheux et pierreux, ainsi ils doivent persévérer et ne pas être découragés et les abandonner. La promesse du Seigneur s’accomplira surement et certainement au moment opportun dans leur vie.

 

Bien-aimé(e) dans le Seigneur, si aujourd'hui tu entends la voix du Seigneur t’invitant à être une terre bonne et fertile n’endurcir pas ton cœur. Amen

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QUATORZIÈME DIMANCHE ORDINAIRE ANNÉE A

Publié le par SVD TOG

QUATORZIÈME  DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE ANNÉE A

TEXTES: Za 9, 9-10 / Ps 144 (145), 1-2, 8-9, 10-11, 13cd-14 / Rm 8, 9.11-13 / Mt 11, 25-30

PRÉDICATEUR : P. Martin Kotchoffa, SVD

THÈME: Béni le Seigneur

 

Bien-aimé(e)s dans le Seigneur, en ce quatorzième dimanche du temps ordinaire, nous sommes invités à être reconnaissant(e)s envers le Seigneur qui a bien voulu se révéler à nous.

 

Bien-aimé(e)s, le Christ se réjouit dans l'Évangile pour le fait que son Père a révélé au plus petits ce qu'il a caché aux sages.

 

De quoi parle Jésus? Pour le comprendre nous avons besoin de redécouvrir ce que la première lecture nous dit.

 

Le prophète Zacharie invite le peuple de Dieu à se réjouir car dit-il : "Voici ton roi qui vient à toi : il est juste et victorieux, pauvre et monté sur un âne, un ânon, le petit d’une ânesse." (Za 9, 9)

 

Ce roi qui vient, leur accordera la paix durable. Il va les restaurer et leur accorder la victoire sur leurs ennemies. Mais ce puissant roi vient comme un pauvre et simple homme. Apparemment il n'a pas, comme les rois de son époque, une armée pour le protéger. Mais c'est un guerrier puissant et victorieux.

 

Ce roi et sauveur dont la première lecture nous parle est le Christ lui-même. Mais à cause de son apparente simplicité beaucoup n'ont pas cru en lui. Seuls ceux qui sont humbles sont capables de découvrir en lui leur sauveur.

 

Jésus dénonce de façon subtile le fait que ceux qui prétendent connaitre les écritures sont incapables de le  reconnaître comme le Messie. Mais ceux qui sont de condition simple et modeste et ouverts à la parole de Dieu, sont les seuls capables de s'ouvrir à Dieu et de le laisser faire tomber les écailles de leurs yeux afin qu'ils puissent savoir reconnaitre en Jésus leur Messie.

 

Donc pour cette ouverture et grâce, le Christ se réjouit et souhaite que ceux à qui cette grâce a été accordé, puissent bénir et remercier Dieu le Père comme lui-même le fait: " Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits." (Mt 11, 25)

 

Alors en bénissant et remerciant le Seigneur de nous avoir fait reconnaitre en Jésus le Messie, nous avons le devoir - nous qui l'avons accepté - de mener notre vie selon le cœur de Dieu.

C'est d'ailleurs pourquoi, saint Paul dit aux Romains: "vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous" (Rm 8, 9)

Ceci veut dire que leurs actions doivent être en conformité avec ce que nous dit l'Evangile. En agissant ainsi ils rendent gloire et honneur à celui qui les a appelés des ténèbres à son admirable lumière.

 

Bien-aimé(e), es-tu reconnaissant(e) pour la grâce qui t'es faite de connaître, aimer et servir le Christ?

Es ce que tu mènes ta vie comme le Christ le veut? Es-tu fière d'être chrétien(ne)?

Partages-tu avec les autres ta joie d'être chrétien(ne)?

 

Malheureusement, nous ignorons souvent ce fait que Dieu nous aime profondément. Nous oublions le fait que Dieu nous a appelé à lui non pas à cause de nos mérites mais par pure grâce.

 

Bien-aimé(e), tu as encore l'opportunité de bénir le Seigneur pour la grâce qu'il t'a faite de connaitre le Christ. Car beaucoup ont voulu le connaitre mais non pas pu et beaucoup sont empêchés de le connaitre et de l'accepter.

 

Bien-aimé(e), si aujourd'hui tu entends la voix du Seigneur qui t'invite  à bénir Dieu le Christ pour la grâce qu'il t'a fait de devenir chrétien(ne), n'endurcis pas ton cœur. Amen

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TREIZIÈME DIMANCHE ORDINAIRE - ANNÉE A

Publié le par SVD TOG

TREIZIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE ANNÉE A

 

TEXTES:

2 R 4, 8-11.14-16a / Ps 88 (89), 2-3, 16-17, 18-19 / Rm 6, 3-4.8-11 / Mt 10, 37-42

 

PREDICATEUR: P. Martin Kotchoffa, SVD

 

THEME: Soyez accueillant(e)

 

Bien-aimé(e)s dans le Seigneur, les textes liturgiques que l'Eglise, notre sainte mère, propose pour notre méditation, nous invitent à être ouvert(e)s aux personnes que nous rencontrons sur notre chemin ou bien qui frappent à notre porte.

 

Jésus invite ses auditeurs à faire du bien aux autres avec joie. Il les exhorte à être accueillants. Ne dit-il pas: "Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste" (Mt 10, 40-41). Car en, effet, c'est en agissant ainsi que nous recevrons les bénédictions divines.

 

Ce que le Christ dit est bien connu des gens de son époque. Car pour eux, par exemple, réserver un bon accueil au représentant d'une personnalité était considéré comme accueillir cette personnalité en personne. Ainsi donc en accueillant chaleureusement un homme de Dieu chez soi on accueille Dieu lui-même. Et accueillir Dieu chez soi c'est s'attirer des bénédictions, la joie, la paix, etc...

 

Quand Dieu prend contrôle de notre vie alors on est assuré de la présence et protection divine. Et c'est à cette réalité que le Christ nous invite en nous exhortant à être accueillant(e)s.

 

L'expérience de cette dame dans la première lecture doit dans ce sens nous interpeller. Malgré toute sa richesse matérielle elle avait un manque que seul Dieu pouvait combler. Elle n'avait pas d'enfant. Toutefois sa richesse matérielle ne l'a pas empêchée d'être une adoratrice du Dieu vivant en ayant la crainte du Seigneur. C'est probablement ce qui lui a permis de voir en Elisée un prophète, un homme de Dieu. Ainsi, elle lui offre son hospitalité. Cet acte de cette dame a touché le cœur du prophète qui invoqua la bénédiction divine sur elle pour que se réalise le désir de son cœur. Ainsi ce réalise la promesse de Jésus: " Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, Amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense" (Mt 10, 42).

 

Bien-aimé(e)s, le bienfait n'est jamais perdu. On peut penser que nos bonnes actions ne nous apportent rien de bon, mais, n'abandonnons pas ces œuvres. Car Dieu au moment propice pourra nous dire : " à cette même période, d'ici peu, tu obtiendras le désir de ton cœur ".

 

Ainsi l'expérience de cette dame doit nous motiver à devenir plus accueillant(e) envers ceux qui frappent à notre porte ou qui sont dans le besoin.

 

Ce que le Christ nous demande de faire en tant que chrétien(ne)s, dans notre monde d’aujourd'hui, est un réel défi. Un défi à cause de la montée en puissance de l'individualisme: chacun pour soi et Dieu pour tous. Les cas récurrents de crimes, vols, cambriolages de toute sorte, etc... Sans oublier le terrorisme qui continue de faire ravage aujourd'hui. Comment donc pouvoir accueillir chez soi un inconnu qui peut être pour nous un potentiel danger?

Même si cette inquiétude semble fondée, le Christ nous propose de les accueillir avec joie et sans arrière-pensée. Car chacune de nos actions d'hospitalité sera toujours récompensée en son temps par le Seigneur.

 

Nous devons donc faire confiance au Seigneur qui prendra soin de nous dans nos actes d'hospitalité envers ceux qui viennent à nous.

 

Bien-aimé(e), si aujourd'hui tu entends la voix du Seigneur qui t'invite à être accueillant(e) n'endurcis pas ton cœur. Amen

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