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DIX-NEUVIÈME DIMANCHE ORDINAIRE - ANNEE A

Publié le par SVD TOG

DIX-NEUVIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE ANNEE A

TEXTES : 1 R 19, 9.11-13 / Ps 85, 8-13 / Rm 9, 1-5 / Mt 14, 22-33

PRÉDICATEUR : P. Martin Kotchoffa, SVD

 

THÈME : Compte sur le Seigneur

 

Aujourd'hui, bien-aimé(e)s dans le Seigneur, est le dix-neuvième dimanche du temps ordinaire, année A. Et les textes liturgiques, proposés par notre sainte mère – l’Eglise, nous invitent à une profonde relation de foi avec le Seigneur.

 

Dans l’Evangile d’aujourd’hui nous voyons Pierre qui désire aller à la rencontre de son Seigneur. Il veut se rassurer qu’il s’agit bel et bien de Jésus, alors il lui demande la permission de venir à sa rencontre. Jésus lui ordonne donc de venir. Quand le Christ a donné l'ordre, Pierre a commencé par marcher sur l'eau. Si ma science est exacte, il me semble que parce que l'eau n'est pas une surface solide et ferme nous ne pouvons pas nous tenir ou marcher là-dessus directement sans aucun support flottant. Mais Pierre a marché sur l’eau pendant quelques instants. Ceci nous prouve que quand le Christ décrète quelque chose l'univers tout en entier obéit, quand il dit « oui » personne ne peut dire « non ». L'eau, en effet, symbolise les défis, les difficultés, les problèmes, etc. de notre vie. A certains moments nous sommes confrontés à des situations insupportables auxquelles aucune solution, humainement parlant n’est possible sauf une intervention divine. C’est exactement ce que Pierre traversait. La crainte des orages, de l'eau, etc. l'empêchait de reconnaitre le Seigneur qui s’approchait d’eux. Mais quand il a fait l'effort de crier vers le Seigneur celui-ci lui répondit. La Bible ne dit-elle pas que « Un malheureux a appelé : le Seigneur a entendu et l’a sauvé de toutes ses détresses » ? (Ps 34, 7) Bien-aimé(e)s, quand nous sommes capables de nous tourner vers le Seigneur dans toutes les situations de notre vie, il opère définitivement des merveilles dans notre vie. Vers qui est ce que nous nous tournons, quand nous rencontrons des défis dans notre vie ?

 

Une chose est de se tourner vers le Seigneur et une autre est de s'abandonner totalement, avec confiance, à lui sans crainte ni doute. Pierre a commencé par marcher sur l'eau, mais il se rend bien compte que cela est humainement parlant impossible. Il se demande s'il est vrai qu'il marche sur l'eau. Maintenant la crainte a commencé par l’envahir et Pierre commence à croire qu'il va certainement se noyer. Et effectivement ses pensées deviennent réalité ! Il commence par s’enfoncer. Bien-aimé(e)s, c’est cela qui nous arrive également dans notre vie quotidienne. Souvent quand nous nous tournons vers le Seigneur nous ne nous abandonnons pas totalement à lui. Nous nous demandons si Dieu agira dans notre vie, s'il peut accomplir ce que nous lui demandons, s'il peut nous sauver de cette situation. Quand nous nourrissons de telles pensées, même lorsque Dieu commence par agir dans notre vie nous ne remarquons pas cela et donc nous recherchons des solutions ailleurs. Hélas, ces soit disant solutions deviennent en réalité notre propre tombe car finalement notre situation devient pire qu’avant. Bon nombre d'entre nous avions raté des miracles dans notre vie juste parce que nous avions commencé par nous demander si cela pourrait être vrai, si Dieu pourrait enlever cette montagne de notre vie.

 

A vrai dire nous avons de telles pensées, probablement, parce que nous nous attendons à ce que Dieu agisse dans notre vie comme un feu brûlant que nous pouvons voir, ou un coup de foudre ou même un tremblement de terre. L’absence de tels signes nous pousse à croire que Dieu n'est pas présent dans notre vie et qu'il ne peut pas ou bien n'accordera pas notre demande. Mais Bien-aimé(e)s, laissez-moi vous dire ceci, quand le prophète Elie était dans la caverne attendant le Seigneur, la Bible nous dit : « Il y eut devant le Seigneur un vent fort et puissant qui érodait les montagnes et fracassait les rochers ; le Seigneur n’était pas dans le vent. Après le vent, il y eut un tremblement de terre ; le Seigneur n’était pas dans le tremblement de terre. Après le tremblement de terre, il y eut un feu ; le Seigneur n’était pas dans le feu » (1 R 19, 11-12a). Dieu n'était pas dans tous ces grands signes qu’on peut voir. Ce n'est pas leur manifestation dans notre vie qui devrait nous donner l'assurance que le Seigneur est à l’œuvre. Mais la bible nous dit ceci « Et après le feu, le bruissement d’un souffle ténu. Alors, en l’entendant, Elie se voila le visage avec son manteau ; il sortit et se tint à l’entrée de la caverne » (1 R 19, 12b-13). Ceci signifie que Dieu agit dans notre vie en silence. C’est dans le secret qu’il accompli des merveilles dans notre vie.

 

Bien-aimé(e), tu peux probablement avoir été convaincu que le Seigneur t’a oublié, qu'il ne se soucie pas de toi, qu'il t’a abandonné, que tu n’as pas de prix à ses yeux, qu'il ne te délivrera jamais de ta souffrance, qu'il n’ouvrira pas de nouvelles opportunités d'emploi pour toi, qu'il ne mettra pas sur ton chemin l’homme ou la femme de ta vie, qu'il n’agira pas dans ton couple pour sauver ton mariage qui entrain de partir en fumée, qu'il ne t'accordera pas le succès dans tes affaires, etc.  Bien-aimé(e) soit tranquille et voit ce que le Seigneur fait dans ta vie. Il est en train d’enlever les montagnes de ta vie, il fait dans le secret toute chose nouvelle dans ta vie. Fais lui confiance et les autres s’émerveilleront de ce que Dieu fait pour toi.

 

Bien-aimé(e)s, quand nous sommes profondément enracinés en Christ nous ne pouvons rien craindre. Nous savons en qui nous avons mis notre confiance. Les choses peuvent sembler être lentes, il peut te sembler que la situation ne change pas, il peut te paraître comme si Dieu est lent dans son agir, il peut te sembler que Dieu n'a pas entendu ton cri. Mais, bien-aimé(e), ne tombe pas dans le désespoir et le découragement parce que ton Dieu est secrètement à l’œuvre dans ta vie pour détruire tout ce qui empêche ton élévation, ta restauration, ta guérison, etc. Il œuvre dans ta vie d’une manière que tu ne peux voir maintenant. La situation que tu traverses n’aura pas le dernier mot. Par conséquent compte sur le Seigneur et sur lui seul et tu verras sa gloire dans ta vie.

 

Bien-aimé(e) si aujourd'hui tu entends la voix du Seigneur qui t’invite à compter sur lui et lui seul n’endurcis pas ton cœur. Amen

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TRANSFIGURATION DU SEIGNEUR – ANNEE A

Publié le par SVD TOG

DIMANCHE 06 AOÛT :

SOLENNITÉ DE LA TRANSFIGURATION DU SEIGNEUR – ANNEE A

TEXTES : Dn 7, 9-10. 13-14 / Ps. 97, 1-2. 5-6. 9 / 2 P 1, 16-19 / Mt 17, 1-9

 

PRÉDICATEUR : P. Martin KOTCHOFFA, SVD

THÈME : une transformante expérience!

 

Bien-aimé(e)s, l'Eglise notre sainte mère célèbre avec joie la transfiguration du Seigneur. Jésus révèle sa gloire à trois de ses apôtres les plus proches. Et les textes liturgiques à nous invitent à ouvrir notre cœur au Seigneur afin d’être transfigurés avec lui.

 

Il y a ce répond du psaume 33, utilisé le 20ème dimanche du temps ordinaire de l’année B, qui me frappe toujours. Il dit ceci : « Goûtez et voyez que le Seigneur est bon ». Comment pouvons-nous goûter au Seigneur ? À coup sûr l'Evangile d'aujourd'hui nous donne un indice. Nous goûtons au Seigneur par une expérience personnelle avec lui. Une telle expérience nous conduira certainement à le contempler tel qu'il est ou du moins d’avoir un aperçu de ce qu’il est. Et cette expérience nous gardera attaché au Seigneur au point que nous ne souhaiterons plus quitter sa présence. C'est l'expérience de Pierre, Jacques et Jean. Ils cheminent avec le Seigneur depuis quelque temps. Ils ont essayé de saisir son message. Ils s’efforcent d’intérioriser le fait qu'il est le Fils de Dieu et le Messie tant attendu. Mais maintenant, ils font une expérience singulière du Seigneur : ils le voient dans toute sa splendeur, majesté et gloire. Ils manquent de mots. Ils ne pouvaient que dire ceci : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici » (Mt 17, 4). Ceci signifie que personne ne fait une telle expérience et demeure encore inchangé(e) ou non transformé(e). Il y a donc deux importantes conséquences à une telle expérience :

 

1- Premièrement, il y a un impact sur notre vie intérieure avec le Seigneur.

La vie de ces trois apôtres de Jésus ne sera plus jamais la même. Ils deviennent si passionnés au sujet de la mission du Christ que rien ne peut les empêcher de la proclamer. Leur attitude, dès maintenant, est enracinée dans cette expérience. Bien-aimé(e)s quand nous permettons à Dieu de se révéler à nous tel qu'il est alors notre vie prend une nouvelle direction. Ainsi on n’est plus juste qu’un(e) chrétien(ne) mais on devient un(e) ami(e) privilégié(e) de Jésus car on est « témoins oculaires de sa grandeur » (2 P 1, 16). Cela signifie que nous entamons une intimité avec lui au point que rien ne peut nous séparer de lui : c'est de l’amour vrai. C’est que saint Paul redit fièrement dans son épitre aux Romains : « Qui nous séparera de l’amour du Christ ? La détresse, l’angoisse, la persécution, la faim, le dénuement, le danger, le glaive ? Mais en tout cela, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous aimés » (Rm 8, 35. 37). Par conséquent peu importe ce qui nous arrive, nous restons toujours fidèles à lui. Nous pouvons tomber sur le chemin mais nous sommes capables de nous relever et de revenir à Lui.

Bien-aimé (e)s, après une telle changeante expérience personnelle de Jésus, rien ne peut plus nous effrayer. Notre foi en Lui grandit de plus belle et notre dévouement à sa parole renforcé. Une telle nouvelle ardeur dans la relation intérieure avec le Christ explique pourquoi saint Paul dit joyeusement que « Pressés de toute part, nous ne sommes pas écrasés ; dans des impasses, mais nous arrivons à passer ; pourchassés, mais non rejoints ; terrassés, mais non achevés ; sans cesse nous portons dans notre corps l’agonie de Jésus afin que la vie de Jésus soit elle aussi manifestée dans notre corps.» (2 cor 4, 8-10) Même si nous sommes persécutés, même si nous sommes chassés de nos maisons, lieux de travail, etc. en raison de notre foi en Jésus nous tenons toujours à lui. Même si nous sommes tués, nous embrassons toujours la mort avec grande joie parce que nous « savons en qui nous avons mis notre foi » (cf. 2 Tm 1, 12). Pouvez-vous imaginer ce que les martyres ont vécu et pourtant ils n'ont jamais abandonné. Et aujourd'hui encore nous avons toujours quelques nouveaux martyres - ce sont ceux-là qui sont torturés par des groupes terroristes qui luttent inlassablement contre la foi chrétienne. Ces martyres ont eu, à coup sûr, une rencontre personnelle avec le Seigneur afin de ne pas abandonner leur foi en Lui.

 

Et toi, bien-aimé(e)? Es-tu si passionné(e) et ardent(e) au sujet du Christ au point où tu ne crains rien même s’il faut perdre ta propre vie ? Es-tu dévoué(e) à la mission du Christ ? Tes attitudes reflètent-elles quelqu'un qui a rencontré Jésus et fait son expérience? Si ta réponse est « NON », alors, bien-aimé(e), tu n’es toujours pas un(e) véritable disciple du Christ !

 

2- Deuxièmement, il y a un impact sur le monde qui nous entoure.

Une telle expérience fait de nous des ambassadeurs du Christ partout dans le monde. Les trois apôtres de Jésus, guidés par leur expérience, encouragent leurs autres frères dans la foi. Même s’ils l'ont gardée comme un secret, pendant un certain temps, ils pouvaient à peine cacher son impact extérieur dans leurs faits et gestes ainsi que leur relation avec les autres. Quand nous jetons un coup d’œil en arrière nous pouvons mieux comprendre pourquoi les premiers missionnaires pouvaient quitter leurs maisons, pays, etc. et venir dans les hameaux les plus reculés de nos pays, où il n'y a aucune disponibilité d’énergie électrique ou d’eau potable. Et pourtant ils ont accepté d’y vivre avec les gens afin de leur parler de Jésus. Oui, ils étaient remplis de zèle et brûlaient du désir de partager avec les autres le message évangélique qui a transformé leur vie. Ils gagnaient des âmes pour le Seigneur. Ils pouvaient à peine se reposer parce qu'il y avait un feu brûlant en eux. Un feu qui doit être communiqué à d'autres. Une telle ardeur à la tâche vient du fait qu’ils ont probablement fait une transformante expérience du Seigneur.

 

Bien-aimé(e)s avions-nous dans l'église, aujourd'hui, un tel cœur brûlant pour le Seigneur ? Faisons face à la réalité et disons-nous la vérité. La globalisation, le modernisme et la soif du matériel ont pris racine dans notre cœur. Ainsi nous ne sommes plus prêts à aller dans les nouvelles, risquantes et pénibles missions. Au fait, nous agissons maintenant comme beaucoup de sectes qui viennent à l'entrée de l'église catholique pour chercher de nouveaux membres (ce sont ceux qui n'ont aucune racine en Christ) au lieu d'aller là où les gens ne connaissent pas encore Jésus. Oui, parce que le feu du Seigneur n'est plus brûlant en nous, nous ne voulons pas nous gêner pour sa mission. Nous voulons des solutions toutes faites et empruntons des raccourcis. A vrai dire je me suis toujours étonné de voir des soit disant chrétiens qui visitent que des maisons de chrétiens leur disant qu’ils sont sur le mauvais chemin parce qu’ils n’appartiennent pas à leur église. Cependant, ils évitent soigneusement les maisons des musulmans, des animistes, des personnes d’autres convictions religieuses, comme si ceux-ci n’ont pas besoin du message évangélique. Quel genre de feu brûle dans leur cœur ? Il y a également certains qui visent seulement les plus nantis dans la société négligeant les plus pauvres qui ne peuvent pas offrir beaucoup. Quelle expérience ont-ils fait du Christ ? Jetons un coup d’œil même sur ce qui ce passe dans notre propre Eglise, sur nos paroisses où il y a tant de mouvements, associations, groupes de prières, etc. Bon nombre d'entre eux ne recherchent plus de nouveaux membres parmi ceux qui n'appartiennent à aucun groupe c’est-à-dire les électrons libres (ce sont les chrétiens de Dimanche, ou d’occasions exceptionnelles comme Noël, Pâques, baptêmes, mariages et funérailles). Ils préfèrent rechercher de nouveaux membres parmi ceux des autres groupes. Ceci fait que les activités de la paroisse tournent autour d’une poignée de personnes. Et finalement ces personnes deviennent inefficaces parce qu'elles appartiennent à tant d'associations, de groupes ou de mouvements sur la même paroisse. Même parmi les religieux, religieuses, séminaristes, catéchistes et prêtres le constat est presque le même. Certains ne sont pas prêts à aller dans les hameaux les plus reculés où il n'y a pas d’accès à l’électricité, à l’eau potable ou même à internet, etc. Et pourtant nous prétendons avoir eu une expérience du Christ que nous sommes désireux de partager avec les autres.

 

Bien-aimé(e)s, le Christ « lui qui est de condition divine n’a pas considéré comme une proie à saisir d’être l’égal de Dieu. Mais il s’est dépouillé, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes, et reconnu à son aspect comme un homme» (Phil 2, 6-7). Bien-aimé(e), tu ne peux pas faire une singulière et transformante expérience du Seigneur si tu ne vides pas ton cœur de tout orgueil, envie malsain et d’égoïsme. Bien-aimé(e), il est temps de te réveiller de ton sommeil et de goûter au Seigneur afin d’être à tout jamais transformé.

 

Bien-aimé(e) si aujourd'hui tu entends la voix du Seigneur qui t’invite à une expérience singulière et transformante  n’endurcis pas ton cœur. Amen

 

NB: Veuillez bien prier pour mon confrère Alphonse Fahin et moi-même, ainsi que pour neuf autres frère-prêtres, qui célébrons aujourd’hui un an de sacerdoce. Puisse le Seigneur continuer de faire de nous des prêtres selon son cœur. Amen

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DIX-SEPTIÈME DIMANCHE ORDINAIRE - ANNÉE A

Publié le par SVD TOG

DIX-SEPTIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE - ANNÉE A

TEXTES :

1 R 3, 5. 7-12 / Ps. 119, 57. 72. 76-77. 127-130 / Rm 8, 28-30/ Mt 13, 44-52

 

PRÉDICATEUR : P. Martin KOTCHOFFA, svd

THÈME : Le don du discernement

 

Bien-aimé(e)s dans le Seigneur, nous sommes au dix-septième dimanche du temps ordinaire de l'année A. Et l'Eglise, notre Sainte Mère, veut que nous fassions de Dieu notre portion, le désir de notre cœur. En agissant ainsi nous serons remplis de l’esprit de sagesse de la part du Seigneur  - dont nous avons besoin dans toutes nos actions. Ainsi nous ne manquerons de rien car : « quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout pour contribuer à leur bien» (Rm 8,28).

 

Bien-aimé(e)s dans le Seigneur, à notre Dieu appartiennent la puissance, l'honneur, la gloire, la richesse, etc. Et vraiment rien lui n’est impossible. En effet quand il a appelé Salomon pour conduire son peuple, il souhaitait lui accorder tout ce dont il avait besoin. Et Salomon a demandé une étonnante chose, qu’aujourd’hui nous pouvons considérer comme n’étant pas nécessaire. Il a dit à Dieu : « Donne à ton serviteur un cœur attentif pour qu’il sache gouverner ton peuple et discerner le bien et le mal » (1 R 3, 9). Pourquoi Salomon a-t-il demandé, bêtement dirait-on, la sagesse alors que le Seigneur pouvait lui offrir bien plus que cela ? Est-ce à dire qu’il n'a besoin d'aucune autre chose ou qu'il n'est pas préoccupé par la sécurité de son peuple puisqu'il y a d'autres nations qui sont en guerre contre eux ? Ou bien est-ce que cela veut dire que Salomon en tant que roi est si riche qu'il ne veut pas plus de richesses encore ?

 

Bien-aimé(e)s dans le Seigneur, Salomon avait fait le bon choix. Et c'était un choix non-égoïste. Surement qu’il aurait pu demander tant d’autres choses. Mais il ne l'a pas fait parce qu'il a voulu l'essentiel. Il a voulu ce qui pouvait le mener, lui et son peuple, à Dieu. Il a voulu ce qui pouvait guider et diriger ses actions de sorte qu'elles ne soient pas contraires à la volonté de Dieu. Il a voulu d'abord mettre Dieu au centre de son cœur et de son royaume. Et cet essentiel, c’est l’esprit de discernement qui rapproche de Dieu, qui met Dieu en avant, qui montre le chemin de Dieu, qui nous établit dans une relation d’intimité avec Dieu.

 

Le don du discernement aidera Salomon à éviter de devenir un roi tyrannique, un juge partial, un détourneur de biens publics, un criminel déguisé en agneau, un agent de Satan, etc. Salomon a compris que s'il faisait de Dieu sa priorité alors Dieu lui-même prendra soin de lui et de son peuple. Et en effet, au-delà de sa demande si simple et noble, Dieu a accordé à Salomon bien plus qu’il n’espérait. Quelle grâce !

 

Bien-aimé(e)s, à coup sûr si nous étions à la place de Salomon, nous n'aurions pas demandé une telle chose. Puisque nous sommes si assoiffés de pouvoir, d’avoir, de savoir, etc. Au fait, nous cultivons une telle soif, attitude parce que nous n'avons pas laissé le Christ vivre dans notre cœur. Si le Christ demeure en nous alors nous ne ferons pas des choix et demandes égoïstes. Cela signifie que nous serons beaucoup plus préoccupés par le bien-être des autres qui sont confiés à notre soin, au lieu de penser à nous-mêmes d’abord.

 

Bien-aimé(e)s dans le Seigneur, comment exerçons-nous l’autorité qui nous a été confiée? Chacun de nous a une certaine autorité qui lui a été confiée à divers niveau. Chacun de nous a quelqu'un sous ses ordres. Voyons nous une telle autorité comme une occasion de voler les plus faibles, de remplir notre compte bancaire au détriment des plus pauvres, de terroriser ceux qui sont sous nos ordres, de détruire ceux qui ne partagent pas notre point de vue, d’être partial dans notre jugement, de libérer le criminel et d’emprisonner l'innocent, de laisser mourir de faim l'indigent en nourrissant ceux qui sont déjà rassasiés, etc. Si nous manquons du don de discernement, alors Dieu devient pour nous une option et jamais une nécessité. Et si Dieu est une option pour nous alors la priorité de notre vie est tout autre chose sauf Dieu. Et la conséquence est claire : nous creusons, lentement mais surement, notre propre tombe parce que nos actions ne sont plus guidées par Dieu.

 

Bien-aimé(e)s dans le Seigneur, l’Evangile de ce jour nous rappelle que nous serons jugés sur la manière dont nous faisons usage de l’autorité qui nous est confiée. Nous serons jugés sur la façon dont nous avons gouvernés nos pays, régions, villes, villages, familles, sociétés, entreprises, églises, paroisses, diocèses, etc. Combien attentif et soucieux du bien-être de l’autre avions nous été, sera probablement le critère pour notre jugement. Rappelons-nous donc des paroles de Jésus pour nous aujourd’hui :  « Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes et les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents» (Mt 13, 49-50). Au dernier jour chacun de nous recevra sa récompense. Si nous étions fidèles à Dieu nous partagerons sa gloire sinon nous serons jetés hors de sa vue. Si nous avons permis à son esprit de discernement de guider nos pensées et actes alors nous nous réjouirons avec lui sinon nous serons dans une grande et éternelle affliction.

 

Bien-aimé(e) à quel groupe veux-tu appartenir ? Le choix t’appartient!

 

Bien-aimé(e), si aujourd'hui tu entends la voix du Seigneur t’invitant à demander l'esprit du discernement dans tout ce que tu entreprends n’endurcis pas ton cœur. Amen

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SEIZIEME DIMANCHE ORDINAIRE - ANNÉE A

Publié le par SVD TOG

SEIZIEME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE - ANNÉE A

TEXTES : Sg 12, 13.16-19 / Ps 86, 5- 6. 9-10. 15-16 / Rm 8, 26-27 / Mt 13, 24-43

PRÉDICATEUR : P. Martin Kotchoffa, SVD

THÈME : Le Dieu patient

 

Bien-aimé(e)s dans le Seigneur, aujourd'hui est le seizième dimanche du temps ordinaire, année A. L’Eglise, notre sainte mère, nous propose de réfléchir sur notre fidélité au Seigneur qui nous a appelés de nos ténèbres à son admirable lumière.

Jésus utilise trois paraboles pour expliquer à son audience à quoi ressemble le royaume des cieux et qui sont ceux qui l’hériteront. Nous méditerons sur la première qui fait référence aux bonnes et mauvaises graines.

 

Au commencement Dieu créa l'homme à son image et sa ressemblance (Gn 1, 27). Et il l'a fait par amour. Hélas, l’homme se rebelle contre Dieu au moment où il décide de devenir comme Dieu, suivant les conseils du mauvais – père du mensonge. Ainsi Sa relation d’amour avec Dieu a été endommagée. Pourtant Dieu ne cesse jamais d'aimer l'homme. Il prend soin de chaque être humain, bon ou mauvais. C’est cette réalité que la première lecture nous rappelle : « Il n’y a pas d’autre Dieu que toi, qui prenne soin de toute chose. » (Sg 12, 13). Il le fait pour donner la chance à tous de revenir à lui. Dieu permet à l'homme d'accepter librement le salut qu'il accorde par son fils. Bien qu'il ait le pouvoir de détruire ceux qui ne lui obéissent pas, il ne le fait pas. Il respecte la liberté de l'homme. Il ne veut pas être perçu comme un Dieu tyrannique qui force ses enfants à l'adorer. Il donne le temps à l’homme pour changer. C'est pourquoi la première lecture peut dire avec force : « Mais toi qui disposes de la force, tu juges avec indulgence, tu nous gouvernes avec beaucoup de ménagement » (Sg 12, 18). Mais au dernier jour, jour du jugement, ceux qui seront restés sourds à son appel et auront gardés fermés leurs cœurs, seront ligotés et brûlés comme les mauvaises herbes.

 

Bien-aimé(e)s dans le Seigneur, nous sommes faits à l’image et à la ressemblance de Dieu. Nos actions doivent donc être conformes à la vision de Dieu. Malheureusement nous avons permis au Mal de prendre le contrôle de nos cœurs. Ainsi on n’a même plus le sens du sacré, la crainte du Seigneur n’existe nulle part dans notre cœur. Nous nous auto-suffisons. Et maintenant, nous sommes à la recherche, de façon effrénée, de toutes sortes de possessions matérielles. Et pour atteindre notre but on est prêt à tout. Même si cela signifie vendre notre âme au diable ou encore tuer nos propres parents, enfants, conjoint(e), etc. Comment est-ce qu’on peut avoir un impact positif sur le monde quand nous agissons comme des païens ? Nous sommes dans toutes sortes sociétés secrètes et ésotériques (franc-maçon, Rose-croix, etc.), et sommes impliqués dans des actes ignobles et inhumains tout juste pour satisfaire la soif du matériel.

 

Pourtant Dieu ne nous rejette pas. Il est toujours patient, attendant notre retour comme l’enfant prodigue. Il nous donne le temps de découvrir qu’à vrai dire vanité des vanités tout est vanité. Dieu connait et sait la faiblesse humaine. C’est probablement pour cela qu’il nous donne son Esprit afin de nous guider sur le droit chemin. N’est-ce pas ce que saint Paul nous rappelle dans la deuxième lecture, quand il dit: « l'Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse » (Rm 8, 26). Cela signifie que si nous comptons sur l'Esprit de Dieu, si nous l'invitons dans notre vie, si nous lui permettons de prendre le contrôle de notre vie, alors nous pouvons surmonter nos faiblesses et nous rapprocher un peu plus de Dieu.

Mais es ce que nous invitons l'Esprit du Seigneur dans notre vie et nos actions ? Très souvent, nous ne le faisons pas. Le désir de l'Esprit étant opposé à celui de la chair et puisque nous ne voulons pas abandonner le plaisir que nous gagnons de la chair alors nous fermons notre cœur à l’Esprit de Dieu. Bien-aimé(e), tu peux encore faire la différence. « Ecoutez-moi, marchez sous l’impulsion de l’Esprit et vous n’accomplirez plus ce que la chair désire » (Ga 5, 16).

 

C’est ici et maintenant que tu peux entreprendre cette démarche de conversion. Dieu a empêché les anges de la destruction de te nuire pour le moment parce qu'il souhaite que tu te convertisses. Ne rate pas cette opportunité. Dieu est toujours patient envers toi. Mais le dernier jour, sa justice régnera et tu n’auras pas la chance de te repentir. Sauve ton âme aujourd'hui en te tournant vers le Seigneur et en laissant son Esprit prendre le contrôle de ta vie.

 

Bien-aimé(e), si aujourd'hui tu entends la voix du Seigneur t’appelant à la conversion, n’endurcis pas ton cœur. Amen

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QUINZIÈME DIMANCHE ORDINAIRE - ANNÉE A

Publié le par SVD TOG

QUINZIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE - ANNÉE A

TEXTES: Is 55, 10-11 / Ps 65, 9-13 / Rm 8, 18-23 / Mt 13, 1-23

PRÉDICATEUR : P. Martin Kotchoffa, SVD

THÈME : Soyez une terre fertile

 

Bien-aimé(e)s, nous sommes au quinzième dimanche du temps ordinaire. Et l'Eglise notre sainte mère nous propose de méditer sur notre ouverture à la Parole de Dieu. En effet, nous n'avons pas besoin de commenter l’homélie du Christ. Il donne une explication claire de sa parabole. Mais comment appliquons-nous ce que Jésus dit dans notre monde moderne ? A qui fait-il référence dans notre monde aujourd’hui?

 

En Israël, l’une des manières la plus répandue de semer est celle qui se fait à la volée. Ceci fait que les graines peuvent tomber sur différentes parties du champ et même en dehors. Ainsi donc quand le vent souffle il peut porter certaines des graines dans un endroit autre que la terre préparée pour elles. L'autre conséquence d'une telle manière de semer est que les oiseaux qui sont au acquêt, attendent patiemment le départ du semeur afin de se jeter sur les graines ils voient au sol. C'est l’image que Jésus présente à son audience. Dans son explication Jésus utilise les graines comme étant la parole de Dieu (Jésus-Christ) et la terre comme étant les cœurs des hommes. Quant au semeur c'est évidemment le Christ lui-même aussi bien que ses disciples. Comment accueillons-nous la parole de Dieu dans nos cœurs aujourd’hui ?

 

Certains d'entre nous sont comme le premier groupe de personnes qui reçoivent la parole de Dieu au bord du chemin. Nous sommes, en effet, pleins de nous-mêmes, nous pensons que nous savons tout. Nous ne sommes pas prêts à apprendre quoique ce soit ou même à venir et à écouter soigneusement l’homélie du prêtre. Ce sont les gens qui pendant la messe passent leur temps sur leurs téléphones portables écrivant ou répondant aux messages. Ce sont ceux-là qui ne respectent pas le silence sacré pendant la masse et peuvent être en train de faire des va et viens. Et parce que leurs cœurs sont fermés, la parole de Dieu ne transforme pas leur vie. Plusieurs de nos politiciens et d'autres chefs publics aussi bien que nos scientifiques qui prétendent qu'elles sont des chrétiens tombent dans ce piège.

 

Dans la deuxième catégorie, probablement, le plus grand nombre de chrétiens sont concernés par une telle attitude. De telles personnes sont à la recherche des expériences passionnantes. Et ils voient dans le christianisme une nouvelle manière de rentrer en contact avec l'inconnu, ils tombent amoureux extérieurement de la liturgie de l'église, ils donnent l'impression d'être avec le Christ. Mais ils ne se gênent pas d'y associer d'autres expériences de foi. Ce sont les personnes, en notre monde d'aujourd'hui, qui prennent le petit-déjeuner comme des pauvres dans une paroisse catholique, le matin, puis prennent le déjeuner comme des rois dans un sanctuaire d’idoles, à midi, et le soir elles dinent comme des princes avec le diable par le biais de certaines sectes sécrètes et ésotériques. Leur foi est basée sur leurs émotions. Ceci explique pourquoi elles n'ont aucune culpabilité de conscience. Elles suivent juste leur instinct. Elles sont comme ceux qui veulent mettre dans le même panier toutes sortes d’idoles avec lesquelles elles sont entrées en contact. Nos églises souffrent aujourd'hui parce que plusieurs de leurs membres sont de cette nature. Elles ne sont pas fermes dans leur foi. Ainsi elles ne peuvent pas résister à des épreuves, à des difficultés, à des douleurs, etc. en raison de leur foi chrétienne. Elles tombent ainsi dans le syncrétisme car elles cherchent des solutions ailleurs. Elles portent toutes sortes d'amulettes, colliers, bagues, etc. qui sont supposés leur accorder la bonne santé, la sécurité, la richesse, etc. Avec une telle pratique comment espérions nous que la parole de Dieu puisse transformer ceux qui nous entourent?

 

La troisième catégorie des personnes recevant la parole de Dieu parmi les épines, sont ceux qui sont dans le christianisme en raison des avantages matériels qu'ils y gagnent. Au fait, il est très étonnant de voir que beaucoup de ces personnes qui au temps des premiers missionnaires ont été bien engagées dans les paroisses aient aujourd'hui abandonné la foi chrétienne. Que s’est-il vraiment passé ? Que leur est-il arrivé ? A vrai dire ces personnes ont vu l'Eglise comme leur bailleur de fond et nourricière. Tout ce dont ils avaient besoin leur a été fourni par l’Eglise: les vivres, habillement, médicaments, éducation, eau, électricité, etc. Certains étaient même chanceux car grâce à l'appui des missionnaires ils se sont achetés des vélos, motos, voitures, etc. et ont pu construire des maisons. Et aujourd'hui ils sont invités à contribuer matériellement pour la croissance de l'Eglise. Ce n'est pas possible, ils pensent. Ainsi si l'Eglise ne peut pas subvenir à tous leurs besoins matériels alors ils préfèrent se tourner ailleurs où ils peuvent obtenir une telle aide. Ils sont donc prêts à changer leur religion à condition qu’ils obtiennent ce dont ils ont besoin. Ce sont des gens qui préfèrent leurs vies plus que le Christ. Ce qui semble être important pour eux est ce qu’ils gagnent ici et maintenant et non pas après la vie terrestre.

 

Et finalement le Christ mentionne ceux qui reçoivent la parole de Dieu dans la bonne et fertile terre. Ces personnes sont très peu nombreuses dans l'Eglise aujourd'hui. Ces personnes sont ceux qui mettent le Christ au centre de leur vie. Elles consultent toujours le Christ dans la prière avant de prendre des décisions ou de poser des actes. Elles sont toujours prêtes à apprendre tout au sujet de Dieu. Elles sont pleines d'humilité. De telles personnes voient en chaque être humain l’image de Dieu. Elles sont comme Job, même lorsqu'elles font face à des défis et à des difficultés elles trouvent leur consolation dans la parole de Dieu.

 

Bien-aimé(e) dans le Seigneur, à quelle catégorie appartiens tu? Je crois que chacun devrait pouvoir donner une réponse à cette question. Toutefois quel que soit la réponse que nous pouvons donner, une chose est sûre : une fois que la parole Dieu est prêchée, elle ne retourne pas à lui sans avoir accompli la volonté de Dieu. Ceci signifie que tant que, par exemple, nos cœurs ne deviendront pas des terres bonnes et fertiles pour que la parole de Dieu prenne racine et produise en nous des fruits, cette même parole de Dieu sera toujours à la porte de notre cœur frappant jour et nuit jusqu’à ce qu’on lui ouvre la porte. N’es ce pas ce que le Seigneur nous dit dans la première lecture : « ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission » (Is 55, 11). Cette parole du Seigneur devrait être une source de consolation pour les prédicateurs, ceux qui sacrifient leur temps et énergie, leur vie entière proclamant la parole de Dieu. Ils peuvent rencontrer des cœurs rocheux et pierreux, ainsi ils doivent persévérer et ne pas être découragés et les abandonner. La promesse du Seigneur s’accomplira surement et certainement au moment opportun dans leur vie.

 

Bien-aimé(e) dans le Seigneur, si aujourd'hui tu entends la voix du Seigneur t’invitant à être une terre bonne et fertile n’endurcir pas ton cœur. Amen

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QUATORZIÈME DIMANCHE ORDINAIRE ANNÉE A

Publié le par SVD TOG

QUATORZIÈME  DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE ANNÉE A

TEXTES: Za 9, 9-10 / Ps 144 (145), 1-2, 8-9, 10-11, 13cd-14 / Rm 8, 9.11-13 / Mt 11, 25-30

PRÉDICATEUR : P. Martin Kotchoffa, SVD

THÈME: Béni le Seigneur

 

Bien-aimé(e)s dans le Seigneur, en ce quatorzième dimanche du temps ordinaire, nous sommes invités à être reconnaissant(e)s envers le Seigneur qui a bien voulu se révéler à nous.

 

Bien-aimé(e)s, le Christ se réjouit dans l'Évangile pour le fait que son Père a révélé au plus petits ce qu'il a caché aux sages.

 

De quoi parle Jésus? Pour le comprendre nous avons besoin de redécouvrir ce que la première lecture nous dit.

 

Le prophète Zacharie invite le peuple de Dieu à se réjouir car dit-il : "Voici ton roi qui vient à toi : il est juste et victorieux, pauvre et monté sur un âne, un ânon, le petit d’une ânesse." (Za 9, 9)

 

Ce roi qui vient, leur accordera la paix durable. Il va les restaurer et leur accorder la victoire sur leurs ennemies. Mais ce puissant roi vient comme un pauvre et simple homme. Apparemment il n'a pas, comme les rois de son époque, une armée pour le protéger. Mais c'est un guerrier puissant et victorieux.

 

Ce roi et sauveur dont la première lecture nous parle est le Christ lui-même. Mais à cause de son apparente simplicité beaucoup n'ont pas cru en lui. Seuls ceux qui sont humbles sont capables de découvrir en lui leur sauveur.

 

Jésus dénonce de façon subtile le fait que ceux qui prétendent connaitre les écritures sont incapables de le  reconnaître comme le Messie. Mais ceux qui sont de condition simple et modeste et ouverts à la parole de Dieu, sont les seuls capables de s'ouvrir à Dieu et de le laisser faire tomber les écailles de leurs yeux afin qu'ils puissent savoir reconnaitre en Jésus leur Messie.

 

Donc pour cette ouverture et grâce, le Christ se réjouit et souhaite que ceux à qui cette grâce a été accordé, puissent bénir et remercier Dieu le Père comme lui-même le fait: " Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits." (Mt 11, 25)

 

Alors en bénissant et remerciant le Seigneur de nous avoir fait reconnaitre en Jésus le Messie, nous avons le devoir - nous qui l'avons accepté - de mener notre vie selon le cœur de Dieu.

C'est d'ailleurs pourquoi, saint Paul dit aux Romains: "vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous" (Rm 8, 9)

Ceci veut dire que leurs actions doivent être en conformité avec ce que nous dit l'Evangile. En agissant ainsi ils rendent gloire et honneur à celui qui les a appelés des ténèbres à son admirable lumière.

 

Bien-aimé(e), es-tu reconnaissant(e) pour la grâce qui t'es faite de connaître, aimer et servir le Christ?

Es ce que tu mènes ta vie comme le Christ le veut? Es-tu fière d'être chrétien(ne)?

Partages-tu avec les autres ta joie d'être chrétien(ne)?

 

Malheureusement, nous ignorons souvent ce fait que Dieu nous aime profondément. Nous oublions le fait que Dieu nous a appelé à lui non pas à cause de nos mérites mais par pure grâce.

 

Bien-aimé(e), tu as encore l'opportunité de bénir le Seigneur pour la grâce qu'il t'a faite de connaitre le Christ. Car beaucoup ont voulu le connaitre mais non pas pu et beaucoup sont empêchés de le connaitre et de l'accepter.

 

Bien-aimé(e), si aujourd'hui tu entends la voix du Seigneur qui t'invite  à bénir Dieu le Christ pour la grâce qu'il t'a fait de devenir chrétien(ne), n'endurcis pas ton cœur. Amen

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TREIZIÈME DIMANCHE ORDINAIRE - ANNÉE A

Publié le par SVD TOG

TREIZIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE ANNÉE A

 

TEXTES:

2 R 4, 8-11.14-16a / Ps 88 (89), 2-3, 16-17, 18-19 / Rm 6, 3-4.8-11 / Mt 10, 37-42

 

PREDICATEUR: P. Martin Kotchoffa, SVD

 

THEME: Soyez accueillant(e)

 

Bien-aimé(e)s dans le Seigneur, les textes liturgiques que l'Eglise, notre sainte mère, propose pour notre méditation, nous invitent à être ouvert(e)s aux personnes que nous rencontrons sur notre chemin ou bien qui frappent à notre porte.

 

Jésus invite ses auditeurs à faire du bien aux autres avec joie. Il les exhorte à être accueillants. Ne dit-il pas: "Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste" (Mt 10, 40-41). Car en, effet, c'est en agissant ainsi que nous recevrons les bénédictions divines.

 

Ce que le Christ dit est bien connu des gens de son époque. Car pour eux, par exemple, réserver un bon accueil au représentant d'une personnalité était considéré comme accueillir cette personnalité en personne. Ainsi donc en accueillant chaleureusement un homme de Dieu chez soi on accueille Dieu lui-même. Et accueillir Dieu chez soi c'est s'attirer des bénédictions, la joie, la paix, etc...

 

Quand Dieu prend contrôle de notre vie alors on est assuré de la présence et protection divine. Et c'est à cette réalité que le Christ nous invite en nous exhortant à être accueillant(e)s.

 

L'expérience de cette dame dans la première lecture doit dans ce sens nous interpeller. Malgré toute sa richesse matérielle elle avait un manque que seul Dieu pouvait combler. Elle n'avait pas d'enfant. Toutefois sa richesse matérielle ne l'a pas empêchée d'être une adoratrice du Dieu vivant en ayant la crainte du Seigneur. C'est probablement ce qui lui a permis de voir en Elisée un prophète, un homme de Dieu. Ainsi, elle lui offre son hospitalité. Cet acte de cette dame a touché le cœur du prophète qui invoqua la bénédiction divine sur elle pour que se réalise le désir de son cœur. Ainsi ce réalise la promesse de Jésus: " Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, Amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense" (Mt 10, 42).

 

Bien-aimé(e)s, le bienfait n'est jamais perdu. On peut penser que nos bonnes actions ne nous apportent rien de bon, mais, n'abandonnons pas ces œuvres. Car Dieu au moment propice pourra nous dire : " à cette même période, d'ici peu, tu obtiendras le désir de ton cœur ".

 

Ainsi l'expérience de cette dame doit nous motiver à devenir plus accueillant(e) envers ceux qui frappent à notre porte ou qui sont dans le besoin.

 

Ce que le Christ nous demande de faire en tant que chrétien(ne)s, dans notre monde d’aujourd'hui, est un réel défi. Un défi à cause de la montée en puissance de l'individualisme: chacun pour soi et Dieu pour tous. Les cas récurrents de crimes, vols, cambriolages de toute sorte, etc... Sans oublier le terrorisme qui continue de faire ravage aujourd'hui. Comment donc pouvoir accueillir chez soi un inconnu qui peut être pour nous un potentiel danger?

Même si cette inquiétude semble fondée, le Christ nous propose de les accueillir avec joie et sans arrière-pensée. Car chacune de nos actions d'hospitalité sera toujours récompensée en son temps par le Seigneur.

 

Nous devons donc faire confiance au Seigneur qui prendra soin de nous dans nos actes d'hospitalité envers ceux qui viennent à nous.

 

Bien-aimé(e), si aujourd'hui tu entends la voix du Seigneur qui t'invite à être accueillant(e) n'endurcis pas ton cœur. Amen

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DOUZIEME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

Publié le par SVD TOG

DOUZIEME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE - ANNÉE A

TEXTES :

Jr 20, 10-13 / Rm 5, 12-15 / Ps 69, 7-9. 13. 16. 32-34 / Mt 10, 26-33

PRÉDICATEUR : P. Martin Kotchoffa, SVD

THÈME : Le courage, le Seigneur est dans la barque

Bien-aimé(e)s dans le Seigneur, aujourd'hui est le douzième dimanche du temps ordinaire, année A. Les textes liturgiques proposés à notre méditation nous invitent à tenir ferme devant toutes sortes de persécutions sans aucune crainte parce que celui en qui nous avons mis notre foi est plus grand que tout.

La Bible nous dit « mon fils, si tu aspires à servir le Seigneur, prépare ton âme à l’épreuve » (Sir 2, 1). Cet avertissement des saintes Ecritures est important pour nous qui avons choisi de suivre le Christ. Jésus lui-même l'avais déjà dit « Je vous ai dit cela pour qu’en moi vous ayez la paix. En ce monde vous êtes dans la détresse, mais prenez courage, j’ai vaincu le monde » (Jn 16, 33).

Oui dans tous ces défis et épreuves nous sommes victorieux par Jésus-Christ (cf. Rm 8, 37-39).

L'expérience de Jérémie, dans la première lecture, nous révèle qu’en tant que disciples du Christ nous ne devons jamais abandonner notre vie chrétienne. Jérémie défendait les voies du Seigneur. Il appelait le peuple de Dieu à se rappeler de son alliance avec le Seigneur. Mais il semble qu’une telle proclamation n'était pas la bienvenue chez beaucoup de personnes qui préféraient maintenir le peuple dans l’obscurité du péché. Même ceux qui prétendaient être les amis de Jérémie étaient également contre lui et prévoyaient de le détruire. Ils recherchaient des opportunités pour le réduire au silence. Ils ont même placé des pièges sur son chemin de sorte qu’il y tombe.

Bien-aimé(e)s, si vous voulez vivre selon le cœur de Dieu dans la droiture, ce sont vos propres amis, votre conjoint(e), vos enfants, les membres de votre famille, etc. qui se retourneront contre vous. Toutefois, ne compromettez jamais votre foi. Vous n'avez pas besoin d'abandonner votre vie chrétienne. Et, en effet, Jérémie n'a jamais abandonné sa foi en Dieu malgré les persécutions, parce qu'il savait que celui en qui il a mis sa foi veille toujours sur lui et le protège. Le psalmiste ne dit-il pas avec joie et confiance que « même si je marche dans un ravin d’ombre et de mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi ; ton bâton, ton appui, voilà qui me rassure » (Ps. 23, 4).

À la différence de Jérémie qui n'a pas compromis sa foi et n'a pas abandonné le chemin du Seigneur, Adam a ouvert son cœur à Satan. Il n’a pas tenu ferme dans sa foi mais s’est laissé guider par sa soif de satisfaire son propre désire et non celui de Dieu. Et cette attitude d’Adam a fragilisé sa belle et tendre relation avec Dieu. Mais le Christ, par sa mort et sa résurrection, a restauré cette belle relation entre Dieu et l'homme qu’Adam avait brisé. Car « il n’en va pas du don de grâce comme de la faute ; car, si par la faute d’un seul la multitude a subi la mort, à plus forte raison la grâce de Dieu, grâce accordée en un seul homme, Jésus-Christ, s’est-elle répandue en abondance sur la multitude » (Rm 5, 15).

Une fois que cette relation a été rétablie nous devons mener notre vie chrétienne en mettant le Christ au centre de tout. Et dans cette nouvelle ère qui commence pour nous, le pouvoir nous a été donné au nom de Jésus pour tenir ferme devant les épreuves et persécutions qui jalonnent notre vie. Ainsi nous devons continuer par proclamer à temps et à contre-temps le message évangélique sans peur ni crainte. Le Christ lui-même nous rassure : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps mais ne peuvent tuer l’âme» (Mt 10, 28). Notre barque (notre vie) ne chavira jamais si nous comptons sur Jésus et avons recours à Lui. Il est toujours là avec nous.

Malheureusement, bon nombre d'entre nous, qui prétendent être des chrétien(ne)s, abandonnent facilement leur foi. Il y a certains sous prétexte de se marier à l’homme / la femme de leur vie, renient le Christ en devenant musulman(ne)s par exemple. Il y a en aussi ceux, qui à cause de la soif d’argent, rapide et facile, sont prêts à mettre Dieu de côté et à signer un pacte avec le diable. Il y aussi d’autres qui à cause des amis ou membres de la famille - qu’ils ne veulent pas perdre - préfèrent rejeter le Christ ; etc. Le Christ, bien-aimé(e)s, nous avertit qu'aujourd'hui quand il dit « quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai moi aussi devant mon Père qui est aux cieux » (Mt 10, 33).

Avez-vous peur de ceux qui vous persécutent et à cause de cela vous aviez abandonné votre foi chrétienne ? Aviez-vous quitté l'Eglise parce que vous estimez que les épreuves sont beaucoup plus lourdes que vous ne pouvez pas les supporter ? Aviez-vous abandonné votre relation avec le Christ juste pour faire plaisir aux membres de votre famille, à votre conjoint(e) ou à vos amis ? Écoutez alors ce que le Christ a à vous dire : «Est-ce que l’on ne vend pas deux moineaux pour un sou ? Pourtant, pas un d’entre eux ne tombe à terre indépendamment de votre Père. Quant à vous-même vos cheveux sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez mieux, vous, que tous les moineaux » (Mt 10, 29-31). Prenez courage, n'abandonnez pas votre foi chrétienne, le Seigneur est avec vous dans la barque et elle ne peut pas être détruite. Car vous êtes si précieux aux yeux du Seigneur et vous comptez pour Lui

Bien-aimé(e) si aujourd'hui tu entends la voix du Seigneur t’invitant à t’accrocher à lui en toute chose et à tout moment, n’endurcie pas ton cœur.

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Nouveau docteur, P. Edward Sito, SVD

Publié le par SVD TOG

Le 7 juin dernier, notre confrère qui a travaillé dans notre province, le P. Edward Sito, SVD, a soutenu en Pologne, à la faculté de théologie de l'Université Warminsko-Mazurski d'Olsztyn, la thèse de son doctorat avec succès.

Le thème portait sur la spécificité d’annoncer l’Evangile dans le contexte du sud du Togo en interprétant l’exemple de péricope sur la femme adultère (J 7,53-8,11).

Son travail était dirigé par le P. Jacek Pawlik, SVD, aussi un ancien missionnaire au Togo.

Nous adressons au nouveau docteur, le P. Edward Sito, toutes nos félicitations, en lui souhaitant beaucoup de succès dans son ministère.

Que le Seigneur l’accompagne dans sa nouvelle mission en Angola.

 

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Un départ pour Madagascar...

Publié le par SVD TOG

Un départ pour Madagascar...
Un départ pour Madagascar...Un départ pour Madagascar...
Un départ pour Madagascar...Un départ pour Madagascar...

Hier, le 21 juin 2017, nos trois confrères vietnamiens, qui pendant l’année scolaire 2016/17 apprenaient le français à Lomé, ont pris route pour leur mission à Madagascar.

Tout d’abord ils sont partis à Nairobi pour obtenir le visa pour Madagascar.

La veille de leur départ, le 20 juin 2017, les confrères travaillant à Lomé se sont retrouvés à la Maison Provinciale pour partager ensemble un repas fraternel où au nom de tous les confrères de la province, le Vice-Provincial, P. Jean-Baptiste Tchandama SVD, a remercié les jeunes confrères pour leur présence dans notre province en leur souhaitant bonne et fructueuse mission au Madagascar.

A leur tour, ils ont également remercié tous les confrères pour tout ce qu’ils ont pu partager avec nous lors de leur temps d’apprentissage de la langue française.

Que le Seigneur les accompagne !

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